Le 23 juillet dernier, la police belge a perquisitionné une maison à Éghezée, près de Namur (Wallonie), et y a découvert près de 80 animaux vivant dans des conditions de maltraitance extrême. Selon le bourgmestre de la commune, 75 chiens et chats, quatre gerbilles et un canari ont été retrouvés sur place. Un témoin proche du domicile a décrit une « montagne d’animaux ».
Des conditions de vie insalubres
La résidente vivait « entourée d’excréments », a rapporté le directeur de la SPA locale. « Lorsqu’on entre, on a tous ces petits chiens qui ne sont pas éduqués, qui se marchent dessus, qui aboient et qui font leurs besoins partout, il y a une odeur d’urine, c’est presque une montagne d’animaux autour de cette dame », a-t-il confié. Le maire a ajouté que la femme est « malade » et ne se rendait pas compte de la souffrance infligée aux animaux.
Un passé judiciaire
Ce n’est pas la première fois que cette habitante attire l’attention des autorités. En 2023, une précédente perquisition avait déjà permis de saisir 134 animaux, dont des chats, des chiens et des animaux de ferme. À l’époque, elle n’avait pas été condamnée. Cette fois, les choses pourraient être différentes : la police a découvert que des mineurs vivaient également dans la maison. Le bourgmestre a indiqué à RTL que cette circonstance pourrait permettre de poursuivre la résidente pour « mise en danger de la vie d’autrui ».
Un phénomène récurrent
Cette affaire rappelle d’autres cas récents de maltraitance animale en France. En mai dernier, dans le Gard, des chiens et un chat avaient été retrouvés affamés au Vigan, comme l’avait rapporté Midi Libre. La situation à Éghezée soulève une fois de plus la question de la protection animale et de la nécessité de sanctions plus sévères pour les récidivistes.



