Il est 16 heures devant le collège Jean-Zay, à Saint-Gratien (Val-d’Oise). Les grilles devraient s’ouvrir sur une nuée d’élèves. Mais ce mardi 12 mai, elles restent étrangement calmes. À la place, un piquet de grève est tenu par une dizaine de professeurs. Devant une cour presque vide, ils entament leur deuxième jour de mobilisation pour alerter sur la situation de leur établissement qui accueille 480 élèves.
« Depuis lundi, presque personne ne fait cours », lance Stéphanie Duparc, qui fait partie des 30 grévistes sur 38 professeurs. Cette enseignante de français, présente depuis douze ans au collège, le clame : « On a atteint le point de rupture. »
Une chute spectaculaire des résultats au brevet
Le taux de réussite au brevet est passé de 86 % à 66 % en un an, soit près de 20 points sous la moyenne nationale. Cette dégringolade alerte les enseignants, qui pointent du doigt le manque de moyens alloués à l’établissement. Les classes surchargées et le manque de personnel aggravent les difficultés.
Des revendications précises
Les grévistes réclament des effectifs allégés pour la rentrée prochaine, ainsi que des moyens supplémentaires pour accompagner les élèves en difficulté. Ils dénoncent également une détérioration des conditions de travail, avec des enseignants épuisés et un manque de soutien de l’administration.
Cette mobilisation, qui a débuté lundi, a paralysé une grande partie des cours. Les parents d’élèves, inquiets, soutiennent majoritairement le mouvement. Une réunion avec le rectorat est attendue dans les prochains jours pour tenter de trouver une issue.



