La préfète du Gard a interdit la manifestation prévue samedi 24 octobre à Nîmes, invoquant l'absence de service d'ordre proposé par l'organisateur et la nécessité de sauvegarder l'ordre public. Cette décision, annoncée vendredi 23 octobre, survient après l'autorisation initiale de l'événement, dont le tracé avait été restreint et excentré.
Une décision qui fait suite à des violences
La manifestation, déclarée par les Jeunes communistes du Gard, devait s'inscrire dans le prolongement de celle du 17 octobre, qui avait rassemblé plus de 3 000 personnes sans incident majeur. Cependant, des violences et pillages avaient éclaté à l'issue de cette mobilisation pacifique en centre-ville. La préfète a rappelé que seuls les rassemblements encadrés par les syndicats sont autorisés, et que les déclarations doivent être faites au plus tard 48 heures avant le début de la mobilisation.
Une réaction politique
Le Parti communiste de France a réagi dans un communiqué, dénonçant "une atteinte grave et sans précédent contre le droit de manifester, droit essentiel à notre démocratie". Il condamne fermement "la dérive autoritaire et répressive du gouvernement" et appelle à faire grandir le rapport de force, notamment en vue d'une nouvelle mobilisation prévue le 5 novembre.