Journée d'estimations à Sète : un vase Gallé estimé jusqu'à 1 500 €
Estimations à Sète : vase Gallé jusqu'à 1 500 €

Plus de cinquante personnes ont profité de la journée d'estimations gratuites organisée ce jeudi 22 octobre au Grand hôtel de Sète. Parmi les objets présentés, un vase signé Émile Gallé, grand maître verrier de l'Art nouveau, a été estimé entre 1 000 et 1 500 €, tandis que des maquettes de timbres d'avant-guerre ont suscité l'enthousiasme des experts.

Un vase Gallé et des maquettes de timbres remarquables

Le plus bel objet de la journée a été apporté par Françoise : un vase signé Émile Gallé, légèrement ébréché et fissuré. L'expert Fabien Robaldo a expliqué : "Mais parce que c'est une pièce du vivant de Gallé, on en a proposé entre 1 000 et 1 500 €. Il sera présenté à Paris, à Drouot, le 8 décembre."

Un Sétois a également présenté des maquettes de timbres d'avant-guerre, réalisées par son arrière-arrière-grand-père, graveur. Daniel Berrous, expert en philatélie et numismatique, a détaillé : "Son arrière-arrière-grand-père était graveur et il a présenté des maquettes des colonies françaises. Ce sont des pièces remarquables et uniques dont on ne peut pas dire le prix. Il m'est arrivé d'en avoir proposé à 500 € et vendu à 40 000 € !"

Des objets variés entre authenticité et copies

Michèle a vu ses deux montres Gousset en or expertisées, tandis qu'Annick est venue avec un astrolabe, instrument de mesure pour navigateurs, qui s'est révélé être une copie. "C'était dans un coin. Je voulais savoir ce que ça valait", a réagi la Sétoise. François, qui l'accompagnait, enverra une photo d'un tableau de Charles-Joseph Natoire, peintre nîmois (1700-1777), légué par sa mère.

Isabelle a apporté trois tasses de collection Augustus Rex, en porcelaine de Meissen, héritées de ses beaux-parents. L'expert a reconnu : "La finesse est folle. Mais c'est une fausse marque, une copie datant du début du XXe siècle. On est entre 50 et 80 € pièce." En revanche, deux flacons de parfum Lalique ont été jugés authentiques, mais Fabien Robaldo a prévenu : "On est à 200 à 300 euros et ce sera compliqué à vendre."

Un succès qui confirme l'attrait pour les estimations

La journée, organisée entre 9 h et 17 h avec trois rendez-vous par demi-heure, a attiré une cinquantaine de personnes. Enora Alix, commissaire-priseur de l'émission "Affaire conclue" sur France 2, était absente pour raison personnelle, mais le succès a confirmé que "tout le monde avait quelque chose à vendre".

À l'arrivée, des heureux et des déçus, comme toujours. Fabien Robaldo a conclu : "La demande reste énorme. On est l'une des rares professions à pouvoir se déplacer ainsi. On renseigne sur la nature et la valeur de ce que l'on nous présente et c'est gratuit, sans aucun engagement."