Coupe du Monde 2026 : le soccer, revanche du « sport des immigrés » aux États-Unis
Coupe du Monde 2026 : le soccer, revanche du sport des immigrés

Reportage — Après avoir été longtemps marginalisé aux États-Unis, le soccer s'impose avec cette Coupe du Monde de Football 2026. Même Donald Trump, le président le plus anti-immigration depuis un siècle, s'y est converti.

Une passion qui transcende les frontières

C'est plus fort que lui. Lorsqu'il se retrouve sur le bord du terrain, Fernando Cuneo hurle ses directives en espagnol. « Mateo, dale la pelota ! » (« Mateo, passe le ballon ! ») Au point que tous les enfants qu'il entraîne finissent par maîtriser les fondamentaux dans la langue de Lionel Messi. Car c'est pour lui, tout simplement, la langue du foot.

Silhouette trapue en survêtement, Fernando vient d'Argentine. « Le pays où tu nais un ballon au pied », comme il dit. Enfant, je n'ai pas passé un seul jour sans jouer au foot dans la rue ou à l'école. Le reste, le football américain, le baseball, le basket-ball, là-bas, ça n'existe pas. »

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Il fait partie de cette génération d'immigrés latinos qui ont emporté leur ballon dans leurs bagages pour venir façonner ce qu'est aujourd'hui le « soccer » aux États-Unis : le quatrième sport le plus populaire, des stades ultramodernes partout en construction, une ligue professionnelle active.

La revanche culturelle

« C'est pour moi une question d'identité culturelle », confie Fernando. « Le soccer, c'est le sport des immigrés, et aujourd'hui il prend sa revanche. » Cette Coupe du Monde 2026, organisée aux États-Unis, marque un tournant historique. Jamais le pays n'avait autant vibré pour ce sport.

Même Donald Trump, connu pour son discours anti-immigration, a dû s'incliner devant la popularité croissante du soccer. Il a récemment déclaré apprécier le jeu, un revirement qui en dit long sur l'évolution de la société américaine.

Un avenir prometteur

Les stades se remplissent, les écoles intègrent le soccer dans leurs programmes, et les jeunes issus de l'immigration trouvent dans ce sport un moyen d'expression et d'intégration. « Le soccer unit les communautés », conclut Fernando. « Il montre que la diversité est une force. »

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