Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche que son gouvernement rejetait la nouvelle feuille de route américaine pour la paix à Gaza, pourtant acceptée par le Hamas. Ce document, présenté fin juillet par le « Conseil de Paix » de Donald Trump, devait lancer la deuxième étape du plan de cessez-le-feu, mais Israël exige le désarmement total du mouvement islamiste avant tout retrait de ses troupes.
Un rejet sans appel
« Israël rejette le document en 15 points » et son armée « n’effectuera aucun retrait (du territoire palestinien) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé », a déclaré M. Netanyahu lors d’une réunion du cabinet. Cette position ferme survient alors que le Hamas avait donné son accord au plan, espérant une avancée vers une trêve durable.
Le document américain, élaboré par l’équipe de l’ancien président Trump, prévoyait un retrait progressif des forces israéliennes et un échange de prisonniers. Mais pour Jérusalem, ces mesures sont conditionnées à la neutralisation militaire du Hamas, une exigence que le mouvement palestinien juge inacceptable.
Un bilan humain lourd
Selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU, plus de 1.200 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis l’annonce du cessez-le-feu. Ces pertes alourdissent encore un bilan déjà dramatique après des mois de guerre, et compliquent les négociations.
Les frappes israéliennes se sont poursuivies malgré la trêve, provoquant la colère de la communauté internationale. Les médiateurs, notamment l’Égypte et le Qatar, tentent de relancer le dialogue, mais le refus israélien de tout retrait sans désarmement bloque le processus.
Quelles conséquences pour la région ?
Ce rejet pourrait compromettre les efforts de paix et exacerber les tensions régionales. Les analystes estiment que sans une issue politique, le risque d’une reprise des hostilités demeure élevé. Le Hamas, de son côté, a réaffirmé sa volonté de négocier, mais refuse de déposer les armes tant que l’occupation se poursuit.
Les États-Unis, initiateurs de ce plan, n’ont pas encore réagi officiellement au rejet israélien. Toutefois, des sources diplomatiques indiquent que Washington pourrait exercer des pressions sur les deux parties pour éviter un effondrement du cessez-le-feu.
La situation humanitaire à Gaza reste critique, avec des milliers de déplacés et un système de santé au bord de l’effondrement. Les organisations internationales appellent à une reprise rapide des négociations, seules capables de garantir une paix durable et de permettre l’acheminement de l’aide vitale.



