Elias Sanbar : Boycotter Nadav Lapid, c'est se tromper de cible
Elias Sanbar : Boycotter Nadav Lapid est une erreur

Elias Sanbar : « Boycotter Nadav Lapid, c’est se tromper de cible »

Dans une tribune publiée par Libération, l’historien et ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l’UNESCO, Elias Sanbar, prend position contre le boycott du réalisateur israélien Nadav Lapid. Selon lui, cette initiative est contre-productive et cible un allié potentiel de la cause palestinienne.

Un appel à la nuance

Sanbar rappelle que Lapid a toujours défendu une position critique envers la politique de son gouvernement et a exprimé son soutien à la création d’un État palestinien. « Boycotter quelqu’un comme Nadav Lapid, c’est se tromper de cible », écrit-il. Il souligne que le réalisateur a été victime de censure en Israël pour ses positions.

Les limites du boycott

L’historien estime que le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) doit être appliqué avec discernement. « Il ne s’agit pas de boycotter tous les Israéliens, mais ceux qui soutiennent l’occupation », précise-t-il. Il ajoute que Lapid fait partie des voix qui « travaillent de l’intérieur » pour un changement.

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Un débat qui divise

Cette prise de position intervient alors que des appels au boycott de Lapid se multiplient sur les réseaux sociaux, notamment après la projection de son film Les Genoux d’Ahed dans certains festivals. Sanbar appelle à un dialogue plus constructif et à ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

En conclusion, Elias Sanbar invite les militants à cibler leurs efforts sur les véritables responsables de l’occupation, plutôt que de s’en prendre à des artistes qui, malgré leur nationalité, partagent les mêmes aspirations de justice et de paix.

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