Au moins neuf personnes ont été tuées dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 août lors de frappes russes "massives" en Ukraine, selon les autorités locales. Six personnes sont mortes à Zaporijjia, dans le sud-est du pays, et trois autres dans la région de Dnipropetrovsk (est), dont un adolescent de 15 ans.
Bilan à Zaporijjia : six morts et 19 blessés
Le chef de l'administration militaire régionale de Zaporijjia, Ivan Fedorov, a annoncé sur Telegram que "six personnes ont été tuées et 19 ont été blessées" dans la grande ville de Zaporijjia. Ce bilan a été revu à la hausse après avoir initialement fait état de cinq morts. Selon lui, l'armée russe a mené une frappe "massive" avec des missiles et des bombes aériennes guidées, endommageant des immeubles d'habitation et des bâtiments non résidentiels.
Plus tôt, Fedorov avait partagé une image d'une voiture entièrement détruite par les flammes et évoqué des attaques contre des infrastructures industrielles. Les secouristes sont intervenus pour éteindre les incendies dans la ville.
Trois morts dans la région de Dnipropetrovsk
Dans la région de Dnipropetrovsk, l'armée russe a procédé à une attaque de drones et d'artillerie contre cinq districts, a rapporté le chef de l'administration militaire locale, Oleksandre Ganja. "Trois personnes ont été tuées", dont un adolescent de 15 ans, a-t-il détaillé sur Telegram, ajoutant que cinq autres personnes avaient été blessées.
À Kiev, une série d'explosions a retenti peu après minuit, ont constaté des journalistes de l'AFP, après le déclenchement d'une alerte aux missiles. Un incendie s'est déclaré dans un entrepôt et une personne a été blessée, selon le service d'urgence national.
La Russie revendique les attaques
Le ministère russe de la Défense a revendiqué, sur la plateforme Max, des attaques "visant des entreprises du secteur militaro-industriel et des centres de transport et de logistique dans les villes de Kiev et de Zaporijjia". Ces frappes interviennent alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé la veille que la Russie se préparait à déployer davantage de soldats nord-coréens sur son territoire et avait reçu de nouveaux missiles balistiques de la part de Pyongyang.
Le contexte : renfort nord-coréen et pénurie de missiles
Moscou a intensifié ces dernières semaines ses frappes de missiles balistiques, que seuls certains systèmes de défense antiaérienne, comme les Patriot américains, sont capables d'intercepter. La pénurie de missiles intercepteurs PAC-3 destinés à ces batteries s'est aggravée depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran fin février.
En parallèle, l'Ukraine multiplie les frappes contre des villes russes. Dans la nuit de lundi à mardi, une attaque de drone a tué un homme de 49 ans dans la région de Voronej (ouest de la Russie), après la chute de débris, a indiqué le gouverneur Alexandre Gussev. Deux autres personnes ont été blessées et hospitalisées. La frappe a touché un centre logistique ainsi que des entrepôts "appartenant à une grande entreprise", a-t-il écrit.



