À Belfast, les rassemblements se sont dispersés dans le calme après deux nuits de violences que les autorités ont qualifiées de racistes. Les incidents, qui ont éclaté dans le quartier de Sandy Row, ont vu des affrontements entre des groupes de jeunes et la police, avec des jets de projectiles et des incendies de voitures.
Deux nuits de tensions
Les violences ont débuté mercredi soir, lorsque des heurts ont opposé des manifestants et les forces de l'ordre. Selon la police, des discours de haine et des attaques ciblant des minorités ethniques ont été signalés. Le lendemain, de nouveaux rassemblements ont eu lieu, mais les autorités ont réussi à les disperser sans incident majeur.
Réaction des autorités
Le chef de la police d'Irlande du Nord, Jon Boutcher, a condamné ces actes, les qualifiant de « racistes et inacceptables ». Il a appelé au calme et à la responsabilité collective. De son côté, la Première ministre déléguée, Emma Little-Pengelly, a souligné que « la violence n'a pas sa place dans notre société ».
Contexte local
Le quartier de Sandy Row, majoritairement loyaliste, a été le théâtre de tensions récurrentes liées à l'immigration. Les autorités craignent que ces incidents ne ravivent les divisions communautaires. Des patrouilles supplémentaires ont été déployées pour prévenir de nouveaux débordements.
Appels à l'apaisement
Des représentants associatifs ont appelé au dialogue et à la tolérance. Plusieurs organisations locales ont organisé des réunions pour favoriser la compréhension mutuelle. La police a indiqué qu'elle enquêtait sur les responsables des violences et qu'elle renforcerait la présence dans les zones sensibles.
Les rassemblements de vendredi se sont déroulés sans heurts, ce qui laisse espérer un retour au calme durable. Toutefois, les autorités restent vigilantes face à la persistance de tensions latentes.



