À compter de septembre 2026, l’avenue Riviera, axe majeur de Menton, sera le théâtre de lourds travaux d’aménagement et de réhabilitation sur 648 mètres linéaires, depuis l’intersection avec l’avenue de Sospel. Le chantier, évoqué en conseil municipal fin juin, se déroulera en deux phases : de septembre 2026 à janvier 2027, puis de mars-avril à fin 2027, avec une interruption pendant la Fête du citron.
Un chantier multifacettes pour moderniser les réseaux
Plusieurs interventions seront menées simultanément sous maîtrise d’ouvrage unique de la Communauté de la Riviera française (Carf). Le programme comprend la mise en séparatif du réseau unitaire d’assainissement par la création d’un réseau dédié aux eaux pluviales, la mise en conformité des branchements d’eaux pluviales, la création de grilles et caniveaux pour canaliser les eaux de ruissellement, le renouvellement de l’éclairage public, la création d’un réseau de fibre optique et le renouvellement du réseau d’eau potable. Le coût estimatif s’élève à un peu plus de 1,8 million d’euros TTC.
Circulation impactée : feux tricolores et agents de régulation
Benjamin Martelli (Renouveau mentonnais) a interrogé la municipalité sur les modalités de circulation durant les travaux : « Il s’agit d’un axe très emprunté, pouvez-vous nous préciser la modalité de circulation pendant les travaux ? » Le directeur général des services techniques, René Bardyn, a répondu que des agents assureront la régulation et que des feux tricolores pourront être installés pour appliquer un alternat.
L’opposition dénonce un déséquilibre avec la traverse des diamants
Cédric Monteiro (Nouvel élan pour Menton) a calculé que le coût au mètre linéaire est d’environ 2 850 euros. Il s’étonne : « Quand on est capable d’engager près de 2 millions d’euros sur une telle opération, comment expliquer que des dossiers beaucoup plus modestes sont sans solution depuis des mois, voire des années ? » Il cite notamment la traverse des diamants, dans la vieille ville, dont les travaux ne nécessitent « pas des millions d’euros mais un suivi, de la détermination… »
René Bardyn a précisé que ce dossier est « très litigieux depuis décembre 2024 », avec des problèmes d’assurances et de syndic. La mairie a découvert par courrier que le propriétaire du bar où se trouve le désordre structurel ne fait pas partie du syndic. « Nous avons demandé de revoir l’entreprise générale de travaux, les experts et le propriétaire pour trouver une solution définitive », a-t-il ajouté, évaluant le coût des travaux à 50 000 euros.
La maire appelle à la responsabilité des copropriétaires
Cédric Monteiro a suggéré de réaliser les travaux sur la partie publique à frais avancés pour désengorger la vieille ville, avant de se retourner contre les assurances. La maire, Alexandra Masson, n’écarte pas cette option mais nuance : « Les habitants ne prennent pas tous leur responsabilité ; les copropriétaires n’ont pas toujours été très dynamiques… »
Le chantier de l’avenue Riviera, lui, est bien engagé et devrait moderniser un axe clé de la ville, malgré les perturbations à prévoir pour les automobilistes.



