Xavier Niel débourse 5,1 milliards d'euros pour devenir premier actionnaire de Vodafone
Xavier Niel : 5,1 milliards d'euros pour Vodafone

Le milliardaire français Xavier Niel a annoncé le 10 juillet 2026 l'acquisition d'une participation de 7,5% dans l'opérateur britannique Vodafone, pour un montant de 5,1 milliards d'euros. Cette opération fait de lui le premier actionnaire du groupe, devant le fonds d'investissement américain BlackRock.

Une stratégie de consolidation européenne

Selon un communiqué d'Iliad, la holding de Xavier Niel, cette prise de participation s'inscrit dans une volonté de « soutenir la consolidation du secteur des télécommunications en Europe ». L'entrepreneur français, déjà présent dans le secteur via Free en France et Iliad Italia, voit dans Vodafone un acteur clé pour créer un champion européen.

« L'Europe a besoin de champions capables d'investir dans les infrastructures du futur », a déclaré Xavier Niel, cité dans le communiqué. « Vodafone, avec sa présence dans plusieurs pays, est bien positionné pour jouer ce rôle. »

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Les détails de l'opération

L'acquisition a été réalisée via l'achat d'actions sur le marché, à un prix moyen de 1,20 euro par action, soit une prime de 15% par rapport au cours de clôture de la veille. La transaction a été financée par les liquidités d'Iliad et un emprunt bancaire de 2 milliards d'euros.

Vodafone, qui pèse environ 68 milliards d'euros en Bourse, est présent dans 14 pays européens et africains. L'opérateur britannique traverse une période de restructuration, avec un plan d'économies de 1 milliard d'euros annoncé en 2025.

Réactions du marché

L'annonce a fait bondir l'action Vodafone de 8% à la Bourse de Londres. Les analystes voient dans cette entrée un signal positif pour le secteur. « C'est une opération audacieuse qui pourrait déclencher une vague de consolidation », commente un analyste de Bernstein.

De son côté, le gouvernement britannique a pris acte de l'opération, sans y opposer d'objection. Un porte-parole du ministère des Finances a indiqué que « toute acquisition respectant les règles du marché est la bienvenue, car elle témoigne de la confiance des investisseurs dans l'économie britannique ».

Les implications pour le marché français

En France, cette opération pourrait avoir des répercussions sur le marché des télécoms, déjà très concurrentiel. Free, filiale d'Iliad, est le quatrième opérateur mobile français. Certains experts estiment que Niel pourrait chercher à rapprocher Vodafone de ses activités françaises, mais rien n'a été officiellement annoncé.

« Il est trop tôt pour dire si cela aura un impact direct sur le marché français, mais la stratégie de Niel est clairement de peser au niveau européen », analyse un expert du secteur.

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