Explosion à Monaco : le profil d'Anastasiia Berezovska se précise
Anastasiia Berezovska : une mère de famille devenue poseuse de bombe

Anastasiia Berezovska, identifiée comme la poseuse de bombe à Monaco visant le milliardaire ukrainien Vadim Ermolaev, était une mère de famille sans antécédents criminels majeurs. Âgée de 39 ans et originaire de Jytomyr, dans l'ouest de l'Ukraine, elle avait un fils de 7 ans et gagnait sa vie en élevant et revendant des chiots sur Internet. Selon le parquet ukrainien, elle a accepté 8 000 euros en cryptomonnaie pour placer un colis piégé devant le domicile d'Ermolaev à Monaco. L'explosion a grièvement blessé le milliardaire, sa compagne et leur fils de 13 ans.

Une cavale express et une exécution sommaire

Après l'attaque du 28 juin 2026, repérée par les caméras de surveillance de la Sûreté publique au marché de Monte-Carlo, Berezovska a pris la fuite. Elle a rejoint l'Ukraine, où elle a été exécutée de quatre balles dans la nuque dans une forêt près de Kiev. Deux Ukrainiens proches des services secrets, Vladyslav Reut et Vitaliy Zhykovych, sont accusés de son assassinat. Ils l'auraient convaincue de les suivre en lui promettant une nouvelle identité, avant de la tuer.

Un profil éloigné du grand banditisme

Berezovska ne correspondait pas au profil d'une tueuse à gage. Son casier judiciaire ne comportait qu'une mention pour "hooliganisme mineur" en 2021, après une altercation sous l'emprise de l'alcool. Selon sa tante, interrogée par un média local ukrainien, "toute la famille est choquée par ce qui s'est passé". Avant la guerre, elle vivait en Ukraine avec le père de son fils. Après l'invasion russe en 2022, elle a fui en Allemagne avec son enfant, obtenant le statut de réfugié à Francfort.

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Une vie de réfugiée en Allemagne

En Allemagne, Berezovska menait une vie modeste. "Elle vivait là-bas avec l'enfant, suivait des cours de langue allemande, recevait une aide sociale. L'enfant allait à la garderie", a déclaré sa tante. Elle ne travaillait pas, percevant des allocations sociales, et s'était inscrite sur des sites et boucles Telegram pour des activités à Francfort. Les raisons de son passage à l'acte restent floues : appât du gain, vengeance liée aux affaires d'Ermolaev, ou manipulation par les exécuteurs ?

Des questions sans réponse

Le mobile de l'attaque demeure mystérieux. Berezovska connaissait-elle Reut et Zhykovych ? Pourquoi a-t-elle accepté une somme modique de 8 000 euros pour un acte aussi grave ? L'enquête se poursuit à Monaco et en Ukraine. Les deux suspects incarcérés à Kiev n'ont pas encore fourni d'explications.

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