L'équipe de France s'est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 en battant le Paraguay 1-0, mais la performance de l'arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev suscite une vive polémique. Malgré de nombreuses fautes paraguayennes, Tantashev n'a distribué aucun carton jaune aux Sud-Américains, tandis que trois Français (Barcola, Olise et Koné) ont été avertis et risquent une suspension en demi-finale.
Un match sous haute tension
La rencontre, disputée à Philadelphie, a été marquée par l'antijeu paraguayen. Les Bleus ont subi 40 fautes, dont des poussettes systématiques sur Michael Olise et des coups de coude sur Kylian Mbappé, Jules Koundé et Dayot Upamecano. Le penalty transformé par Mbappé à la 70e minute, obtenu sur une faute sur Désiré Doué, a offert la victoire aux Français.
Réactions indignées
Bradley Barcola a déclaré : « Je n'avais jamais joué un match comme ça, avec autant de coups, de coups en traître, de poussées dans le dos. » Rayan Cherki a déploré : « Il y a eu 30, 40 fautes, et zéro carton jaune. » L'ancien arbitre international Bruno Derrien a estimé que Tantashev « était beaucoup trop permissif » et que « vous ne pouvez pas trop laisser jouer quand vous sentez que le climat devient délétère ». Zlatan Ibrahimovic a ironisé sur Fox Sports : « J'aurais pris quatre cartons rouges dans ce match. »
Une performance critiquée
La presse internationale s'est montrée sévère. La RTBF évoque « la cataclysmique performance d'Ilgiz Tantashev », tandis que le journal AS dépeint « un arbitre ouzbek qui a confondu tolérance et inaction ». Tantashev, 42 ans, participait à sa première Coupe du monde après avoir officié aux JO-2024, où il avait déjà eu du mal à gérer la fin de match France-Argentine. Il avait également arbitré Maroc-Écosse (1-0), où sa trop grande indulgence avait été dénoncée.
Une philosophie contestée
Bruno Derrien a nuancé : « Laisser jouer, c'est un peu la philosophie de cette Coupe du monde. Mais dans les limites de l'acceptable. » Il a toutefois souligné que, à l'exception de quelques incidents, l'arbitrage global du Mondial est « à la hauteur ». Les Bleus, désormais tournés vers leur quart de finale contre le Maroc, espèrent éviter de nouvelles controverses.



