La coopérative Arterris et la cave des Vignerons d’Ensérune se sont associées pour organiser une démonstration destinée aux viticulteurs, axée sur la sécurisation des rendements. L'événement s'est déroulé chez Hélène Sallèles, viticultrice adhérente aux deux structures, qui a accepté de mener un essai agronomique sur sa parcelle de chardonnay.
Un protocole d'essai rigoureux
Hélène Sallèles a divisé sa parcelle en deux parties distinctes pour tester successivement deux produits biostimulants, tous deux utilisables en agriculture biologique. Le leader des biosolutions UPL a présenté ses dernières innovations, le Bovato et le Calshield, aux viticulteurs présents.
L'essai a consisté à appliquer le Bovato avant la véraison, suivi du Calshield pour maintenir le potentiel jusqu'aux vendanges. Les premières mesures, effectuées sur un échantillon de grappes, ont permis d'évaluer l'efficacité des produits.
Des résultats encourageants
Sébastien Rousse, responsable de territoire chez Arterris, a témoigné de résultats prometteurs, avec une hausse de 29 % du poids de grappe. « Il faudra attendre les vendanges pour évaluer précisément les bénéfices tant économiques qu’œnologiques », a tempéré Hélène Sallèles, soulignant la nécessité de confirmer ces données à plus grande échelle.
La démonstration a permis d'apprécier le potentiel du Bovato avant la véraison, tandis que le Calshield assure une protection thermique de la vigne, essentielle pour maintenir ce potentiel jusqu'à la récolte.
Impact pour la viticulture locale
Cette initiative s'inscrit dans une démarche de sécurisation des rendements face aux aléas climatiques. Les viticulteurs de la région, confrontés à des épisodes de chaleur croissants, pourraient bénéficier de ces solutions pour protéger leurs vignobles. Les résultats finaux, attendus après les vendanges, détermineront l'adoption de ces biostimulants par les producteurs.



