Crédit immobilier : les taux remontent à 3,50 % en septembre
Crédit immobilier : les taux remontent à 3,50 %

Les taux des crédits immobiliers poursuivent leur hausse. À la mi-septembre, les banques prêtent en moyenne à 3,50 % sur vingt ans, contre 3,30 % un an auparavant. Cette évolution marque un tournant après une première partie d'année contrastée, où les taux ont alterné de légers ajustements dans un sens puis dans l'autre.

Une hausse généralisée des barèmes bancaires

Depuis la rentrée, la tendance haussière s'installe durablement. En septembre, toutes les banques ont augmenté leurs barèmes de 0,10 à 0,20 point, selon les établissements et les profils des emprunteurs. Cette augmentation concerne l'ensemble des durées, mais c'est sur vingt ans, la durée la plus courante, que l'impact est le plus visible.

Les courtiers constatent un changement net de comportement des banques. « Nous ne voyons plus de dossiers obtenant un taux inférieur à 3 %, alors que c'était encore le cas avant l'été », observe Ludovic Huzieux, cofondateur du courtier en crédit Artémis Courtage. Cette déclaration illustre la nouvelle donne du marché.

Un impact direct sur la capacité d'emprunt

Cette remontée des taux a des conséquences concrètes pour les ménages. Avec un taux moyen de 3,50 % sur vingt ans, le coût total d'un crédit augmente mécaniquement. Pour un emprunt de 200 000 euros sur vingt ans, la mensualité passe d'environ 1 134 euros à 1 160 euros, soit une hausse de 26 euros par mois. Sur la durée totale, cela représente un surcoût de plus de 6 200 euros.

Cette évolution réduit également la capacité d'emprunt des ménages. À revenus identiques, les banques accordent des montants plus faibles, ce qui peut contraindre certains projets immobiliers. Les courtiers recommandent aux emprunteurs de comparer les offres et de négocier, car les barèmes varient selon les profils.

Des perspectives incertaines pour la fin d'année

Les observateurs du marché s'interrogent sur la suite. La tendance haussière pourrait se poursuivre si les banques répercutent les coûts de refinancement, ou se stabiliser si la concurrence reprend. Pour l'heure, les établissements semblent privilégier la marge au volume, ce qui maintient les taux à un niveau élevé.

Les emprunteurs qui ont un projet immobilier ont intérêt à agir rapidement, car les conditions pourraient continuer à se durcir. Les courtiers, comme Artémis Courtage, anticipent une fin d'année marquée par une stabilisation à des niveaux proches de 3,50 %, avec des variations selon les dossiers.