Le nouveau campus Anima de 28 000 m² ouvrira au printemps prochain à Montpellier, dans le quartier Cambacérès, et accueillera Montpellier Business School dès la rentrée 2027. L'école de commerce, qui traverse des difficultés financières, espère porter ses effectifs à 5 000 étudiants pour pérenniser son modèle.
Un chantier majeur au cœur du futur quartier d'affaires
Depuis quelques mois, les chantiers avancent dans le quartier Cambacérès, destiné à devenir le futur quartier d'affaires de Montpellier. Alors que la Halle Nova s'apprête à ouvrir prochainement, le campus Anima, voisin, est sorti de terre et devrait être livré d'ici le printemps prochain. Les bâtiments, de formes triangulaires, seront reliés par des passerelles, selon l'agence Fontès Architecture.
Cette construction de 28 000 m² regroupera Montpellier Business School, le centre de formation Purple Campus et les CCI de l'Hérault et d'Occitanie, pour un coût total de 108 millions d'euros. Le site se situe juste en face du lycée Mendès-France et à quelques encablures de la gare Sud de France. « C'est un des plus gros projets d'Occitanie. Anima sera l'âme de ce nouveau quartier et le souffle qui va l'animer », confiait il y a quelques mois André Deljarry, président de la CCI de l'Hérault.
Des installations pensées pour les étudiants
Le bâtiment, bien que toujours en chantier, laisse déjà entrevoir ce qu'il deviendra. La partie dédiée à Montpellier Business School, de 20 000 m², comprendra un hall magistral, des coursives aérées, un amphithéâtre de près de 500 places, une cafétéria située au 5e étage avec une terrasse panoramique offrant une vue sur la ville et la mer, ainsi qu'environ 80 salles de classe.
Cette future infrastructure a déjà donné du souffle au nouveau directeur général de l'école, Mohamed Afennich, notamment sur le plan financier. « En effet, MBS a traversé des difficultés », explique-t-il. Une réorganisation interne a été menée, avec des départs en retraite non remplacés, et une rentrée de fonds via des titres associatifs. L'école, association à but non lucratif, a sollicité des partenaires publics comme la CCI de l'Hérault et le Conseil régional, qui ont pris ces titres à hauteur de près de 3 millions d'euros.
Une transformation pédagogique vers l'avenir
Avant d'intégrer ses nouveaux locaux, une réflexion a été engagée sur les enseignements. « Nous allons pouvoir accueillir beaucoup plus d'élèves », affirme Mohamed Afennich. De 3 700 étudiants aujourd'hui répartis entre Montpellier et Paris, l'école espère atteindre 5 000 inscriptions d'ici quelques années. Pour cela, MBS se réinvente et devient une « école-laboratoire » autour de trois axes : ouvrir l'école au monde avec des partenariats extérieurs comme avec Chengdu cette année, réinventer la manière d'apprendre pour former des étudiants à des métiers qui n'existent pas encore, et transformer les savoirs en impact.
« Nous allons fêter nos 130 ans d'existence et nous avons passé notre temps à nous adapter au monde qui nous entoure », rappelle le directeur. « Il faut construire une école profondément connectée au monde économique et à notre époque. » L'intelligence artificielle sera intégrée à tous les cursus, et l'école mise sur son ancrage local et régional avant de se déployer au niveau national et international. « On veut être une école qui anticipe les transformations », conclut l'équipe pédagogique.