En février 2013, Jean-Pierre Lubek, secrétaire général de la fédération de Paris de l'Unsa-Animation, a réalisé un comptage précis des besoins en personnel pour la mise en place des nouveaux temps d'activité périscolaires (TAP) dans les écoles parisiennes. Selon ses calculs, 147 postes supplémentaires seraient nécessaires pour respecter les nouveaux taux d'encadrement imposés par la loi Peillon.
Ce chiffre a été obtenu en appliquant rigoureusement les règles prévues par la réforme. M. Lubek a retranscrit dans un tableur, par code couleur, le nombre de petits Parisiens accueillis dans les écoles des deux arrondissements de son secteur sur l'interclasse du midi. Les lignes roses correspondent aux écoles primaires, les lignes vertes aux maternelles.
Une méthodologie précise pour évaluer les besoins
Le secrétaire général de l'Unsa-Animation a également comptabilisé le personnel supplémentaire qu'il faudrait recruter pour animer le nouveau temps d'activité périscolaire de 15 heures à 16 h 30, prévu par la nouvelle loi dite "Peillon". Cette loi devait entrer en vigueur dans la capitale à la rentrée suivante.
En appliquant les nouveaux taux d'encadrement imposés, le chiffre de 147 apparaît en gras dans son tableur. Ce résultat concerne uniquement les deux arrondissements de son secteur, ce qui laisse présager des besoins bien plus importants à l'échelle de toute la ville de Paris.
Un enjeu majeur pour la rentrée scolaire
Cette évaluation intervient alors que la réforme des rythmes scolaires s'apprête à bouleverser l'organisation des écoles parisiennes. Les TAP, qui doivent se dérouler de 15 heures à 16 h 30, nécessitent un encadrement renforcé par rapport aux anciennes modalités de garde.
Le comptage effectué par Jean-Pierre Lubek met en évidence l'ampleur du défi logistique et humain que représente la mise en œuvre de cette réforme dans la capitale. Les 147 postes identifiés pour son seul secteur illustrent concrètement les besoins de recrutement pour garantir la qualité et la sécurité de l'accueil des enfants.