Agroalimentaire : un pilier économique majeur pour l’Occitanie
Agroalimentaire : pilier économique de l’Occitanie

L’agroalimentaire est aujourd’hui un pilier de l’économie de l’Occitanie, avec 164 000 emplois et 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires, selon Catherine Machabert, responsable du département Marchés Agroalimentaires et Viticoles à Ad’Occ, l’agence d’attractivité et de développement créée par la région Occitanie. La région se positionne comme la première région française agricole et agroalimentaire, forte de 64 370 exploitations agricoles, 400 coopératives et 5 400 entreprises.

Une première région agricole aux multiples filières

L’Occitanie doit ce dynamisme à son positionnement géographique, son climat et la force de ses entreprises. Le tissu économique est composé de nombreuses PME et TPE, mais aussi d’une forte production agricole. Plusieurs filières structurantes sont présentes : la vigne, les fruits et légumes, les filières animales, ainsi que la production d’olives. La région est la deuxième région française productrice de fruits et légumes.

Ce dynamisme se traduit par 250 produits sous signes officiels de la qualité et de l’origine, et près de 16 000 produits sous la marque « Occitanie Sud de France ». L’Hérault et le Gard pèsent particulièrement dans ce bilan, avec des productions emblématiques de fruits d’été comme la pêche, la nectarine, le melon et l’abricot.

L’Hérault et le Gard, des bassins d’emplois majeurs

L’Hérault compte environ 6 000 emplois directs dans le secteur industriel agroalimentaire, avec des pôles d’activité majeurs comme l’Agropole d’Agde, la ZAE Via Domitia à Lunel ou le pôle Vigne et Vin de Montpellier. Le Gard, de son côté, représente un bassin d’emplois similaire, avec environ 5 000 à 6 000 salariés dans la transformation, étroitement connectés aux filières de maraîchage, d’oléiculture et de viticulture.

Le bloc territorial formé par le Gard et l’Hérault pèse à lui seul pour environ 2,5 à 3 milliards d’euros du chiffre d’affaires industriel de la transformation agroalimentaire régionale. L’ensemble des industries agroalimentaires d’Occitanie pèse entre 9,6 et 13,7 milliards d’euros. Catherine Machabert précise : « On est plutôt sur des marchés de proximité. »

Des industries innovantes mais des défis de financement

Le tissu économique est souvent composé de TPE, mais il existe aussi de grosses industries agroalimentaires. L’agricole représente 48 % de l’activité, tandis que les industries agroalimentaires (transformation) en représentent 52 %. Pour continuer à se développer, les entreprises doivent innover, mais la quête de débouchés reste un défi majeur dans un secteur très concurrentiel, que ce soit en grande distribution, sur le national ou à l’international.

Certaines entreprises investissent et innovent, souvent les plus structurées. Ad’Occ accompagne notamment des entreprises sur l’export, comme la coopérative Jeune Montagne (basée en Aveyron), qui produit de l’aligot, ou encore des entreprises souhaitant aborder le marché japonais. Les États-Unis restent également un marché attractif pour trouver de nouveaux débouchés.

Les marchés traditionnels des entreprises régionales à l’international sont d’abord les marchés de proximité : l’Allemagne, la Belgique, le Benelux. Le bio constitue une force, avec de fortes productions et des marchés avides de produits durables. Pour le grand export, les marchés traditionnels nord-américains et le Japon sont privilégiés.

En matière de financement, la Région Occitanie propose un accompagnement et un plan de souveraineté alimentaire, mais les financements publics diminuent eu égard au contexte économique français actuel. Le bassin de recherche est pourtant riche, avec des institutions comme Agropolis à Montpellier, les écoles supérieures comme Sup Agro, ou encore le cluster Agri-sud-ouest en Midi-Pyrénées. La formation reste un enjeu clé, et le pôle de Saint-Charles à Perpignan constitue une plateforme logistique importante pour transiter et valoriser les produits.