« La pie » : un premier roman inspiré de fraudes à la SNCF
« La pie » : un premier roman inspiré de fraudes SNCF

Guy Trocellier, 70 ans, ancien cadre dirigeant à la SNCF, publie son premier roman, La pie, aux éditions 5 sens à Genève (228 pages, 19 €). L’ouvrage, qui s’inspire de fraudes réelles jugées en France à la fin des années 1990, sera dédicacé par l’auteur ce samedi 17 octobre, de 9 h à 12 h, à la librairie Bastide de Saint-Affrique.

Un premier roman ancré dans l’histoire ferroviaire

Natif de Saint-Affrique, Guy Trocellier a passé sa jeunesse dans le Sud-Aveyron, à Millau, Sévérac-le-Château, puis à Béziers. Fils de cheminot, il représente la quatrième génération familiale à travailler pour l’entreprise nationale. Après son baccalauréat, il réussit le concours de chef de district à la SNCF et débute sa carrière en 1976 à Compiègne, dans l’Oise.

Il y exerce pendant trente ans, dont quinze ans en France dans les infrastructures en tant que cadre dirigeant, puis quinze ans à l’étranger pour des projets ferroviaires d’envergure (Grande-Bretagne, Indonésie, Gabon, Caraïbes, Arabie saoudite). Dans les années 1995, il réduit ses missions pour reprendre des études de gestion de projets. Il quitte la SNCF en 2006 et devient consultant en gestion des risques des systèmes. En 2019, il s’installe à Vabres-l’Abbaye.

Une fiction inspirée de faits réels jugés en 1998

L’envie d’écrire le taraude depuis trente ans, mais c’est en 2024 qu’il se lance. Il cite volontiers Victor Hugo : « Il n’y a rien de plus fort qu’une idée dont le temps est venu. » La pie se déroule dans les années 1980 au sein des grandes entreprises françaises, et plus particulièrement à la SNCF.

« Le roman s’inspire de faits vrais jugés en France dans les années 1998, dévoile l’auteur. Quinze cadres de la SNCF ont été condamnés pour des fraudes massives sur le chantier du TGV Nord. C’était une époque où les partis politiques recherchaient de l’argent. Des valises passaient de main en main. Les chantiers étaient plus ou moins bien réalisés et les législateurs de l’époque ne disposaient pas encore de moyens de lutte efficaces contre la corruption. »

Une intrigue sur vingt ans et une série de trois tomes

Le livre relate des événements qui s’étalent sur vingt ans. « Au cours de cette période, on constate une évolution de la corruption, poursuit le romancier. Elle s’affine pour devenir quasiment invisible dans les années 1990-1995, période de la construction des TGV en Europe. » Au cœur de ces malversations, Anton, jeune ingénieur fraîchement embauché à la SNCF, se retrouve happé dans une machination machiavélique. Les responsables seront pris vingt ans plus tard, jugés et condamnés.

La pie est le premier opus d’une série de trois ouvrages consacrés à la vie d’un jeune cheminot : le premier se déroule en France, le second en Asie et le troisième en Afrique. Ce samedi, les lecteurs pourront rencontrer l’auteur et obtenir une dédicace à la librairie Bastide.