MWP : Philippe Monville fixe Noël comme date butoir
MWP : Monville fixe Noël comme date butoir

Le Montpellier Water-polo (MWP) traverse une phase de reconstruction totale, et son nouvel entraîneur, Philippe Monville, a fixé une date butoir : Noël. Après deux défaites en championnat, dont un lourd revers à Marseille (24-7) et une défaite à domicile face à Taverny (9-13), l'équipe accuse un déficit d'expérience et un nombre préoccupant d'erreurs individuelles. Monville, qui a succédé à Fabien Vasseur à l'intersaison, espère que le groupe sera « le plus performant possible » d'ici la trêve hivernale.

Une équipe en reconstruction après une intersaison tardive

Philippe Monville, ancien adjoint de Fabien Vasseur chargé des gardiens de but, a été nommé à la tête de l'équipe à la mi-juin, alors qu'il était encore engagé sur les phases finales U18 et U16. « Ma nomination a été décidée tardivement, à la mi-juin alors que j'étais encore sur les phases finales U18 et U16 dont je m'occupais en parallèle d'être adjoint de Fabien sur les gardiens de buts », explique-t-il. Fabien Vasseur, désormais directeur sportif, s'est chargé du recrutement, et Monville lui accorde « totalement confiance ».

L'effectif a été profondément renouvelé : huit joueurs de l'ancienne équipe sont partis. Seuls Léo Vix, Dario Garcia et Karlo Krekovic sont restés. « On repart sur une page blanche : avec huit joueurs disparus de l'ancienne équipe, ceux qui arrivent sont sur une nouvelle dynamique pour travailler fort à récupérer le haut de tableau », ajoute le coach.

Des jeunes joueurs en difficulté et des erreurs individuelles coûteuses

La jeunesse du groupe est un défi majeur. Des joueurs comme Maxime Bliek, Matheo Agrefilo et Timéo Chatelain-Terrasson, qui avaient peu de temps de jeu la saison dernière, se voient désormais confier un rôle plus important. « C'est compliqué pour eux », reconnaît Monville. Lylian Michel et Wissem Bibi arrivent de Nationale 1 et doivent franchir un palier, tandis que deux jeunes Hongrois doivent apprendre la langue tout en s'imposant dans le jeu.

Sur le plan sportif, le bilan est sévère : « une quinzaine d'erreurs individuelles en deux matches qui nous coûtent des buts en attaque mais surtout en défense ». Face à Taverny, l'entame a été catastrophique : un 7-0 encaissé, dont six contre-attaques. « On gagne les périodes suivantes en faisant 9-6 au total mais le mal était fait », détaille l'entraîneur. La régulation du nombre de buts encaissés, notamment sur les contre-attaques, est la priorité absolue.

Des conditions d'entraînement difficiles et une date butoir à Noël

Les conditions de préparation sont loin d'être idéales. L'équipe s'est entraînée dans d'autres bassins – à Sète, à la Mosson, à Aix-en-Provence, et en stage à Barcelone – et n'a jamais été au complet, entre blessés, malades et une pointe argentine en sélection. « Cela a permis au groupe de bien s'unir et de s'entendre mais à un moment donné il faut apprendre à jouer là où on reçoit nos matches », souligne Monville.

L'objectif est clair : « Progressivement, nous devons recoller les pièces du puzzle pour arriver à Noël le plus performant possible car tous les matches – dont la Coupe d'Europe – vont s'enchaîner jusqu'au 21 décembre ». Il appelle à une remobilisation rapide pour éviter que les points ne s'envolent aussi facilement qu'ils sont actuellement donnés.