Techmay investit 3 millions d'euros à La Cavalerie pour augmenter ses effectifs
Techmay investit 3 M€ à La Cavalerie pour recruter

L'entreprise millavoise Techmay, spécialiste européen de la fabrication et de l'impression d'étiquettes adhésives pour la logistique et l'industrie, investit 3 millions d'euros dans un nouveau bâtiment à La Cavalerie. Cet investissement vise à augmenter les effectifs et la capacité de production de la PME familiale.

Un acteur majeur du secteur des étiquettes adhésives

Créée en 1975 à Millau, Techmay appartient à Denis et Laurence Carrière. La PME dispose d'un catalogue de 400 références d'étiquettes adhésives et fournit 2 000 entreprises partout en France. Elle transforme 30 millions de mètres carrés de papier par an, soit deux à trois camions de matière première livrés chaque jour. Les matières premières, sourcées en Europe du Nord, en Espagne ou au Portugal, représentent 60 % du coût de fabrication.

Le premier marché de Techmay est l'étiquette imprimée, présente sur les produits des secteurs agroalimentaire et pharmaceutique. Des clients comme Nutripure ou Lactalis font confiance à l'entreprise. « Les étiquettes sont partout », résume Pierre Mougne, directeur général. Sur une barquette de viande, un tube à essai lors d'une prise de sang, un colis… Le deuxième marché, où Techmay intègre le Top 3, est l'étiquette logistique, imprimée chez les clients. « De grands comptes français » parmi lesquels Decathlon, La Poste, Intermarché. « On leur fournit des produits qui vont leur permettre de travailler chez eux », explique-t-il. Une production « à faible coût unitaire », mais « très stratégique ».

Un besoin constant de recrutement

La main-d'œuvre qualifiée est nécessaire au développement de Techmay, qui emploie une centaine de salariés et recrute « en permanence » entre 3 et 6 personnes. « On investit dans un potentiel de production supplémentaire et pour ça on a besoin d'augmenter les effectifs », justifie le dirigeant. Les métiers techniques, comme conducteur de ligne de production, sont concernés. « C'est un travail d'ouvrier spécialisé, mais il n'y a pas de formation initiale, donc on est ouvert à toutes les personnes motivées (femmes, seniors, personnes en situation de handicap) qu'on forme ensuite en interne », précise-t-il.

« On travaille exclusivement en B2B, donc on n'est pas très connus du grand public, ce qui nous pénalise dans notre recrutement », explique Pierre Mougne. Pour pallier ce manque de personnel et améliorer les conditions de travail, les process sont automatisés. Par exemple, des systèmes de mise en caisse automatique, des robots palettiseurs ou encore une machine d'impression numérique à 700 000 euros.

Un plan d'investissement pour l'avenir

À l'étroit dans son site de 7 500 m², qui intègre notamment 20 lignes de production, des espaces de stockage et les bureaux, Techmay continue à investir. Un nouveau bâtiment de 3 000 m² est en cours de construction à La Cavalerie, « avec une possibilité d'extension ». L'investissement s'élève à 3 millions d'euros hors taxe.

En 2025, Techmay a réalisé un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros, dont 5 % de commande publique auprès des hôpitaux. Une activité « stagnante » et fortement liée à la conjoncture économique : « Le marché de l'étiquette est très dépendant de la consommation. Et aujourd'hui la consommation est plutôt en baisse en France, donc on essaie de grappiller des parts de marché à la concurrence. »

« Les prévisions aujourd'hui sont très compliquées, à cause de l'instabilité politique et fiscale. Et le deuxième phénomène, c'est qu'on est sur un marché de transformation de matières premières mondial (produits chimiques, pâte à papier) et la situation internationale impacte énormément nos achats. Mais on a confiance en l'avenir, même si le présent ne nous donne pas forcément raison… », sourit Pierre Mougne.