Ce mardi matin, l'actualité est marquée par la mobilisation des lycéens pour l'acte V, l'enquête après la fusillade dans un collège d'Aubagne, et une bonne nouvelle sur le front climatique avec une baisse attendue des émissions de gaz à effet de serre.
Les lycéens dans la rue pour l'acte V, un test pour le mouvement
La colère des lycéens est ce mardi à un tournant. Si elle va se faire entendre dans la rue pour l'« acte V », l'ampleur de la mobilisation permettra surtout de savoir pour le gouvernement si effectivement le mouvement s'essouffle. Lundi, 96,5 % des établissements étaient ouverts avec 130 établissements fermés, contre 172 vendredi, selon le ministère de l'Éducation, qui ne communique toutefois pas sur le nombre d'établissements dont l'activité est perturbée par des blocages.
L'Union syndicale des lycéens appelle les manifestants à venir en nombre pour rappeler à Sébastien Lecornu ses revendications : la suppression de Parcoursup et un plan de 10 milliards d'euros pour les lycées.
Enquête en cours après la fusillade dans un collège d'Aubagne
L'Éducation nationale est depuis lundi matin en état de choc. Vers 9h25, dans l'enceinte du collège Lakanal d'Aubagne, un adolescent de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse, blessant le principal de l'établissement et une enseignante avant d'être désarmé. Neutralisé par le conseiller principal d'éducation (CPE) de cet établissement situé à proximité de Marseille, le collégien a été interpellé.
Quelques heures plus tard, son père et sa mère ont été placés en garde à vue « pour essayer de comprendre comment ce jeune s'est retrouvé en possession de cette arme », a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez venu sur les lieux. Le collège ne rouvrira pas ses portes ce mardi pour les élèves. Cette fusillade ne semble par contre pas liée au mouvement qui secoue les lycées français.
La France en bonne voie sur les émissions de gaz à effet de serre
C'est une statistique qui sonne comme une bonne nouvelle dans la lutte contre le changement climatique, même s'il reste beaucoup à faire. Les émissions de gaz à effet de serre devraient reculer de 2,8 % en France cette année, grâce à une baisse dans le chauffage des bâtiments et les transports, en lien notamment avec les prix élevés du gazole.
Les émissions ont reculé nettement de 4,1 % au premier semestre mais la baisse devrait ralentir à seulement 1,3 % au second, avec des émissions du secteur de l'énergie attendues en augmentation sur cette période, fait savoir ce mardi le Citepa, l'organisme chargé d'établir l'inventaire national.