Né dans le Morbihan, Martial Jean est devenu l'un des fans les plus emblématiques de l'Union Bordeaux-Bègles. Ce dimanche 3 mai, au Stade Atlantique, il encouragera son équipe en demi-finale de Champions Cup contre Bath, vêtu de son fameux kilt et brandissant son drapeau géant.
Un Breton converti au rugby
Rien ne prédestinait Martial Jean à devenir un fervent supporter de rugby. Originaire de Lorient, il a découvert l'UBB il y a un peu plus de dix ans grâce à un ami. "Il y a un peu plus de dix ans, un ami m'a amené au stade une ou deux fois et j'y ai pris goût", raconte-t-il. Aujourd'hui, il est membre de deux clubs de supporters : les Burdigalais et les United UBB. Il possède quatre abonnements à Chaban-Delmas et ne manque aucun match à domicile. Il se déplace souvent à l'extérieur, même très loin, comme à Cardiff pour la finale européenne de l'année dernière ou à Durban en Afrique du Sud en 2023.
Un supporter passionné et dépensier
"Entre les abonnements, le merchandising et ce que je consomme à la buvette, je laisse un peu d'argent…", admet Martial Jean, 58 ans. Mais sa passion ne connaît pas de limite. Son kilt, dont le tartan a été brodé spécialement aux couleurs de l'UBB, est un symbole de son identité celte. "C'est un marqueur, dit-il. On associe souvent le kilt à l'Écosse mais il fait partie de l'univers celte et donc de la Bretagne." Son drapeau géant, brodé par une amie, arbore le Gwenn ha du, le drapeau breton, entouré d'une dizaine de drapeaux de l'UBB des années 2013-2019.
L'UBB, un club qui a conquis son cœur
Martial Jean apprécie particulièrement l'esprit fraternel du rugby. "J'aime le côté fraternel, que toutes les classes sociales confondues se retrouvent au stade. On dit que c'est un sport de voyous pratiqué par des gentlemen, c'est une philosophie qui me plaît bien." Il admire la progression de l'UBB, qui s'est construite pas à pas, avec des hauts et des bas, pour devenir l'une des équipes les plus enthousiasmantes d'Europe. "On a des joueurs capables de réaliser des coups de génie", se réjouit-il.
Un objectif : la finale
Ce dimanche, Martial Jean espère que l'UBB passera l'obstacle anglais pour atteindre une deuxième finale européenne consécutive. "Il y a un doublé à croquer", dit-il. Son kilt et son drapeau XXL se plairaient sous le soleil de Bilbao, lieu de la finale. En attendant, il sera dans les tribunes, prêt à encourager son équipe, même si parfois on lui crie : "Martial, baisse ton drapeau ! On ne voit rien !"



