Co-meilleur buteur de la poule A de Régional 1 avec 15 buts la saison dernière, Zakaria Saoudi a rejoint cet été l'AS Atlas Paillade, promu en National 2. Dans un entretien accordé à Midi Libre, l'attaquant se confie sur sa blessure, son parcours et ses ambitions pour la saison à venir.
Une reprise imminente après une blessure frustrante
Zakaria Saoudi se dit « beaucoup mieux » et affirme qu'il est « censé reprendre la semaine prochaine ». La blessure, survenue juste avant le début de la compétition, a été difficile à accepter : « C'était frustrant et difficile à accepter, surtout que la blessure est arrivée juste avant le début de la compétition. » Il confie toutefois qu'il la voyait venir, en raison du rythme soutenu entre son travail de livreur et le football.
« Le plus dur semble derrière moi, je vais rechausser les crampons la semaine prochaine », ajoute-t-il. Une reprise qui devrait lui permettre de retrouver rapidement les terrains sous ses nouvelles couleurs.
Un passage à Vauvert et un choix mûri pour l'AS Atlas Paillade
Avant de signer à l'AS Atlas Paillade, Zakaria Saoudi a passé deux saisons au Vauvert FC. Il retient de cette expérience une dimension avant tout humaine : « C'était une expérience humaine avant même d'être sportive. Je suis allé là-bas après une période difficile, j'ai retrouvé le plaisir là-bas. » Il explique avoir eu besoin de « retrouver des choses différentes et du plaisir » après une période compliquée.
Son choix de rejoindre l'AS Atlas Paillade cet été s'explique par plusieurs facteurs. Il avait suivi la domination du club en championnat et savait qu'il retrouverait des joueurs déjà connus : « Malik Hsissane, Selmane El Hamri, Elyes Hakkar et plusieurs autres joueurs. Je savais que je ne serais pas en terrain inconnu. »
« La pression est quotidienne » : un état d'esprit de compétiteur
Interrogé sur une éventuelle pression supplémentaire après l'ascension du club, Zakaria Saoudi répond sans détour : « La pression, elle est quotidienne. On oublie vite le passé et on ne retient que le moment présent. » Il estime que cette pression est aussi un moteur : « C'est aussi quelque chose qui fait avancer le groupe et nous pousse à donner chaque jour le meilleur de nous-mêmes. »
Revenant sur son parcours, il le compare à des « montagnes russes » : « J'ai été en haut et en bas, il m'aura peut-être manqué un entourage ou un coup de pouce à l'extérieur du terrain. » Il insiste sur la difficulté d'évoluer seul dans le football actuel, où « il y a tellement de choses qui se passent en coulisses ». Malgré les obstacles, il se décrit comme « résilient et qui ne lâche pas ».
Un esprit de revanche et des ambitions claires pour la saison
Zakaria Saoudi aborde cette nouvelle étape avec un esprit de revanche, mais surtout envers lui-même : « Quand on a mon parcours, on est forcément un peu revanchard, mais surtout par rapport à moi-même. » Père de famille, il mesure la chance de pouvoir vivre du football : « Vivre du football le plus longtemps possible, c'est un privilège, donc je vais tout faire pour que cela dure. »
Il rappelle les sacrifices consentis la saison dernière, lorsqu'il cumulait football et travail de livreur : « Pendant la préparation, je me levais à 5 h du matin et je rentrais à 23 h. Ce sont des choses qui te remettent les pieds sur terre. »
Pour cette saison sous les couleurs de l'AS Atlas Paillade, il se fixe des objectifs clairs : « Sur un plan individuel, je veux vite retrouver les terrains et être patient pour avoir du temps de jeu. » Collectivement, il veut croire en la qualité du groupe : « Même si ce n'est pas le début de saison souhaité, le championnat est un marathon et pas un sprint. Il y a de la qualité dans le groupe, je suis sûr que cela va payer. » Il espère un maintien rapide, tout en visant le plus haut possible.
Enfin, il se réjouit de découvrir l'atmosphère du club : « C'est aussi l'une des raisons qui m'ont poussé à venir ici. Je viens d'un quartier, j'aime ces ambiances un peu chaudes. J'ai vraiment envie de retrouver ce public en tant que joueur du club. »



