À un mois du départ, l'ancien skipper Kito de Pavant a dû annuler la première édition du Tour d'Ox, une course qui devait relier sept ports de la Méditerranée. Il revient sur les raisons de cette décision et ses espoirs pour l'avenir.
Des désengagements municipaux en cascade
Plusieurs mairies se sont retirées du projet, notamment Le Cap d'Agde et Le Grau-du-Roi, où les élections municipales ont entraîné des changements d'équipe. Les nouvelles municipalités n'ont pas souhaité soutenir des initiatives lancées par leurs prédécesseurs. Kito de Pavant regrette que les services techniques n'aient pas été consultés, alors que les discussions duraient depuis plus d'un an.
À Sète, la plus grande ville du parcours, la subvention a été réduite, compliquant davantage l'organisation. "Sans les institutionnels, c'était impossible cette année", déplore-t-il.
Un contexte défavorable aux projets
Selon lui, le climat actuel rend difficile le lancement de tout projet : "Tout le monde se cache derrière son petit doigt. Depuis quelques mois, c'est super difficile de lancer des projets. Les premiers qui en souffrent, c'est ceux qui organisent, dans le sport et dans la culture."
Malgré des partenariats privés déjà validés, notamment avec des entreprises d'éolien offshore, et un plateau de coureurs prometteur, l'annulation est devenue inévitable. "On avait réuni un joli plateau, avec trois bateaux venant d'Antibes. La communication était bien passée."
Un espoir pour 2027
Kito de Pavant ne baisse pas les bras : "Je pense qu'on est capable de revenir en 2027, si Dieu le veut. Ce sera sans doute plus facile si on signe les partenariats plus tôt." Il espère que d'autres villes se manifesteront et s'engageront fermement.
Il compare la situation à celle de nombreux festivals qui peinent à obtenir des subventions. "On n'est pas les seuls. C'est super difficile, mais il faut être optimiste. Sinon, tu ne fais plus rien."
Le Tour d'Ox reste donc un projet en suspens, mais son initiateur garde la foi en l'avenir de la voile méditerranéenne.



