Ceuta : des migrants entrés illégalement refusent de repartir
Ceuta : des migrants préfèrent mourir ici que repartir

Le 2 août 2026, Le Monde a publié une vidéo montrant des migrants entrés illégalement à Ceuta, l'enclave espagnole située au Maroc, qui tentent de rester en Espagne. Dans les images, plusieurs d'entre eux expriment leur refus catégorique de repartir. « Je préfère mourir ici que de repartir », lance l'un d'eux, sous le regard des caméras.

Un petit groupe d'hommes déterminés

La séquence, tournée dans les rues de Ceuta, montre un groupe restreint de migrants, pour la plupart des hommes jeunes. Ils ont franchi la barrière frontalière sans autorisation et ne comptent pas faire demi-tour. Interrogés par Le Monde, ils expliquent que le retour signifie pour eux un danger imminent, que ce soit dans leur pays d'origine ou au Maroc. « Je préfère mourir ici que de repartir », insiste un autre migrant, répétant la phrase qui semble être le mot d'ordre du groupe.

Ces témoignages, capturés par la vidéo, révèlent le désespoir et la détermination de ces hommes. Ils affirment n'avoir plus rien à perdre et préfèrent affronter l'incertitude de leur situation en Espagne plutôt que de revenir en arrière. Selon les images, quelques migrants seulement sont concernés, mais leur obstination pourrait inspirer d'autres tentatives.

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Un défi pour les autorités espagnoles

La présence de ces migrants place les autorités locales face à une situation délicate. Bien qu'ils soient entrés illégalement, les expulser vers le Maroc n'est pas automatique, notamment si une demande d'asile est déposée. Les forces de l'ordre ont enregistré leur arrivée, mais butent sur le refus de coopérer de ces migrants, qui restent sourds aux procédures de retour volontaire.

Ceuta, frontière terrestre de l'Union européenne avec l'Afrique, est un point de passage historique pour l'immigration irrégulière. Cette nouvelle affaire, bien que limitée en nombre, rappelle la pression constante exercée sur cette portion du territoire espagnol. Elle souligne aussi les limites des accords bilatéraux entre l'Espagne et le Maroc en matière de réadmission. En mai 2021, environ 8 000 personnes étaient entrées dans l'enclave en une seule journée, selon des chiffres officiels, un précédent qui montre l'ampleur possible de ces phénomènes.

Une situation sans issue apparente

Pour ces quelques migrants, l'avenir immédiat reste bloqué. Ils errent dans les rues de Ceuta, sans solution de logement ni de ressources, dans l'attente d'une improbable réponse administrative. La vidéo du Monde donne à voir cette impasse, où se mêlent désespoir et obstination.

« Je préfère mourir ici que de repartir », répètent-ils encore et encore. Cette phrase, devenue cri de ralliement, illustre le dilemme des migrants pris entre le risque de la mort et le refus du retour. En attendant, l'Espagne devra décider du sort de ces hommes, au cœur d'un débat européen sur la migration qui ne cesse d'enfler.

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