Laurent Blanc : « Zidane n’a peur de rien » pour les Bleus
Laurent Blanc : Zidane n’a peur de rien pour les Bleus

Laurent Blanc, champion du monde 1998 et ancien sélectionneur des Bleus, était le parrain du Mondial de footvolley qui s’est achevé à Juan-les-Pins. Présent pour rendre hommage à son ami Eric Roy, organisateur historique décédé, il a accordé un entretien spontané, sans attaché de presse, balayant l’actualité du football français.

Un hommage à Eric Roy et un bain de foule

« J’avais promis à mon ami Eric Roy d’être le parrain de ce Mondial, qu’il a organisé pendant tant d’années. Il me l’avait demandé deux ans auparavant, mais j’étais pris par des missions. Nous avons parlé ensemble quelques jours avant sa fin. Il était impensable que je ne sois pas là. Eric est dans toutes nos pensées », a confié Blanc, visiblement ému. Arrachant des selfies avec le public, il a évoqué la Coupe du monde 2026 et l’arrivée prochaine de Zinedine Zidane à la tête des Bleus.

La défaite contre l’Espagne : « L’Espagne respire le foot »

Interrogé sur l’élimination des Bleus face à l’Espagne, Blanc a tempéré : « Je te garantis à 100 % que l’Espagne craignait la France autant que la France craignait l’Espagne. Les Bleus font toujours partie des grandes équipes. Cela dit, ça n’engage que moi, mais je trouve que l’Espagne respire le foot. Les Espagnols sont copains avec le ballon. Ils ont des jeunes joueurs avec une mentalité footballistique que j’adore. Ils veulent la conservation du ballon, la maîtrise. Mais pour jouer comme ça, il faut des qualités techniques hors du commun. C’est toute leur force. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Zidane sélectionneur : « De quoi veux-tu qu’il ait peur ? »

Alors que Zinedine Zidane doit prendre les rênes de l’équipe de France, Blanc, qui le connaît bien, se montre confiant : « Il va endosser le costume avec grand plaisir. On a une génération exceptionnelle, il va vouloir la faire briller. J’ai entendu ici ou là que ça va être dur, qu’il va voir, les Bleus c’est particulier... Mais franchement, il va voir quoi Zidane ? De quoi veux-tu qu’il ait peur ? Il a gagné trois Ligue des champions comme coach, il a été champion du monde, et tu penses que cette mission va le mettre en émoi ? Il sait parfaitement ce qui l’attend. Il sera le plus grand quand ça gagne et on lui rentrera dedans après les défaites. Il en a vu d’autres. Je le connais un peu, il y va surtout avec un plaisir immense. Et j’espère pour le nôtre aussi. »

Le souvenir de France 98 et la passion intacte

Vingt-huit ans après, le souvenir de la Coupe du monde 1998 reste vivace. « Gagner cette Coupe du monde, à la maison qui plus est, oui, c’était gigantesque. À l’époque, ça paraissait difficile à imaginer. La génération Platini fut à deux doigts de le faire. 98, ça restera à jamais fabuleux. Le secret ? La force d’un groupe, d’une équipe, mais aussi le talent de Zidane. Les deux buts en finale, c’est lui qui les met et ça ne doit rien au hasard. »

L’Arabie Saoudite et l’avenir de Laurent Blanc

À propos de son passage en Arabie Saoudite (2024-2025, à Al-Ittihad, doublé coupe-championnat), Blanc s’est dit conquis : « Je me suis régalé. J’avais des joueurs comme Benzema, N’Golo Kanté, Diaby, Fabinho dans l’équipe, ça aide pour le jeu... C’est un pays de 47 millions d’habitants, vaste comme quatre fois la France, qui aime le foot. Il y a des gamins de 5-6 ans dans les écoles de foot de Riyad et Djeddah. Les Saoudiens partent de loin, mais ils ont une culture du foot intéressante, de grands stades et un public. Il n’y a aucune agressivité entre les supporters. Et ils ont les moyens. Ils vont accueillir la Coupe du monde 2034, ça va les booster. » Quant à son avenir, Blanc reste ouvert : « Pour l’instant, non. Mais s’il y a un projet qui se présente, j’y serai attentif. J’ai encore envie et encore un peu d’énergie en moi. Un peu beaucoup, même ! »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale