Être adolescent aujourd'hui est plus dur qu'hier, selon Cécile Ferlandin
Adolescence : une réalité plus dure qu'hier

Cécile Ferlandin, experte en ressources humaines et mère d'un adolescent, exprime son désarroi face à la noirceur de l'actualité à laquelle son fils est exposé. Elle raconte comment une diffusion accidentelle des informations a bouleversé son enfant de 13 ans, qui n'a droit qu'à 20 minutes quotidiennes sur TikTok pour éviter les fake news et l'anxiété. Le garçon, les yeux embués, lui a demandé : "Maman, pourquoi le monde est-il si méchant ?"

Une avalanche de drames quotidiens

Ferlandin énumère les faits divers récents : un homme tirant sur des enfants en raison de leurs origines, une mère se jetant dans le vide avec ses trois enfants, un féminicide en direct à la télévision, des accusations contre un chanteur célèbre, ou encore l'exécution d'une adolescente en Irak pour avoir refusé un mariage forcé. Elle s'interroge : "Que dire à nos futurs adultes du monde qu'on leur laisse ?"

L'information axée sur l'émotion

L'auteure compare l'époque actuelle à son adolescence, où les faits divers occupaient une place mineure dans les journaux. Aujourd'hui, chaque image et chaque titre sont conçus pour capter l'attention via l'émotion : la peur, la tristesse, la violence. "On inonde leur quotidien de noirceur, puis on leur reproche d'être hypnotisés par leurs écrans", déplore-t-elle.

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Des sujets montrés sans explication

Ferlandin souligne que les problèmes comme le changement climatique, la guerre, les violences ou la crise économique sont rarement expliqués aux adolescents. "Ce que l'on veut, c'est du buzz, pas de la transmission ni de l'éducation." Elle conclut que les adolescents d'aujourd'hui sont de véritables guerriers, et qu'il faut leur apprendre à créer leur propre sécurité dans un monde incertain.

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