Dans la nuit du 29 au 30 juillet 2026, le juge des libertés et de la détention de Nice a ordonné l’incarcération de deux femmes, âgées de 28 et 36 ans, impliquées dans le décès d’une jeune cliente survenu dans un centre d’esthétique. Un troisième suspect, le mari de la trentenaire, a été placé sous contrôle judiciaire. Selon nos informations, les trois personnes avaient été déférées en début d’après-midi et le parquet avait requis un placement en détention provisoire.
Une injection fatale
Le drame s’est déroulé le lundi 27 juillet 2026, au 82 rue Auguste-Pégurier à Nice-Ouest. Une Azuréenne âgée de 25 ans s’est rendue dans ce centre d’esthétique pour une injection de botox ou d’acide hyaluronique au niveau des fesses. Selon des sources concordantes, la victime a reçu une injection de Lidocaïne, un anesthésique local, qui a provoqué une violente réaction allergique, entraînant un arrêt cardiaque. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers et du Samu, la jeune femme n’a pu être réanimée.
Les chefs de mise en examen
Les deux femmes incarcérées et le mari de l’une d’elles ont été mis en examen pour exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et administration de substances nuisibles. L’enquête, confiée au service local de police judiciaire (SLPJ), a conduit à l’interpellation de la gérante du centre et de la femme qui aurait pratiqué l’injection clandestine. Le conjoint de cette dernière se trouvait sur place au moment des faits, ce qui a motivé son placement sous contrôle judiciaire.
Une enquête sur des pratiques illicites
L’instruction judiciaire, ouverte peu après les faits, devra préciser les circonstances exactes et les responsabilités de chacun. Les investigations pourraient remonter jusqu’en 2022 afin de déterminer si de telles pratiques illégales se sont répétées dans le temps. Ce drame rappelle les dangers des injections esthétiques pratiquées en dehors du cadre médical légal, comme l’avait souligné un chirurgien spécialiste de la face et du cou dans les colonnes de Nice-Matin.



