Le physicien Étienne Klein sanctionné par son université pour plagiats
Le physicien et philosophe des sciences Étienne Klein, connu du grand public pour ses ouvrages de vulgarisation et ses chroniques sur France Culture, a été sanctionné par son université, CentraleSupélec, pour des faits de plagiat. La direction de l'établissement a confirmé l'information au Monde, précisant que la sanction a été prononcée à l'issue d'une procédure disciplinaire interne.
Des emprunts non cités dans plusieurs ouvrages
Selon des sources proches du dossier, les faits reprochés à Étienne Klein concernent des emprunts non cités dans plusieurs de ses livres de vulgarisation scientifique. Des passages entiers auraient été repris sans guillemets ni références à leurs auteurs originaux. Les ouvrages incriminés porteraient sur des sujets comme la physique quantique ou la cosmologie, domaines dans lesquels Klein est un spécialiste reconnu.
L'enquête interne, menée par une commission d'éthique, aurait mis en lumière des similitudes textuelles avec des articles de revues scientifiques, des thèses de doctorat et même des blogs de chercheurs. Les plagiats porteraient sur des définitions, des explications de concepts et des paraphrases de travaux antérieurs.
Une sanction qui pourrait ternir sa réputation
La sanction, dont la nature exacte n'a pas été divulguée, pourrait aller d'un simple avertissement à une suspension temporaire de ses fonctions. Pour Étienne Klein, qui enseigne à CentraleSupélec depuis plusieurs années, cette affaire risque de ternir sa réputation de vulgarisateur scientifique. Ses livres, souvent salués pour leur clarté et leur pédagogie, sont lus par un large public.
Contacté par le Monde, Étienne Klein n'a pas souhaité commenter la décision. Dans un communiqué interne, la direction de CentraleSupélec a rappelé son attachement à l'intégrité scientifique et aux règles de la propriété intellectuelle. L'affaire relance le débat sur les pratiques de plagiat dans le milieu universitaire et sur la responsabilité des auteurs de vulgarisation.
Cette sanction intervient alors que plusieurs cas de plagiat ont récemment éclaboussé le monde académique français, notamment dans le domaine des sciences humaines. Pour certains observateurs, elle souligne la nécessité de renforcer les contrôles et de sensibiliser les chercheurs aux bonnes pratiques de citation.



