L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a publié ce lundi 20 juillet une étude confirmant les impacts graves des fumées de feux de forêt sur la santé humaine et l'environnement. Avec la multiplication des incendies en France, ces fumées provoquent à court terme des irritations des voies respiratoires, comme la toux, la gêne et les crises d'asthme.
Des symptômes variés et des populations à risque
L'agence de sécurité sanitaire établit un lien direct entre les incendies de végétation et une augmentation des passages aux urgences ou chez le médecin pour asthme, bronchite, troubles cardiaques, irritations de la peau ou des yeux, et même des otites chez les enfants. Les fumées d'incendies contiennent de nombreux polluants : monoxyde de carbone, composés volatils comme l'acroléine, et surtout 80 % de particules fines irritantes qui pénètrent profondément dans les poumons.
À niveau égal de particules fines, la pollution émise par les feux de forêt est plus nocive que la pollution atmosphérique classique, selon l'ANSES. Ces particules peuvent parcourir des centaines de kilomètres et atteindre des populations éloignées des incendies.
Impacts sur la santé cardiovasculaire et cutanée
L'exposition aux fumées peut entraîner des symptômes d'irritations ORL (maux de gorge, otites) et cutanées (dermatite atopique, démangeaisons). Les données suggèrent également une possible influence sur la santé cardiovasculaire, avec des risques d'hypertension, d'arythmie cardiaque et d'autres cardiopathies. Certaines personnes sont particulièrement vulnérables : les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, et celles vivant dans des logements mal isolés.
Cette étude de l'ANSES souligne l'urgence de prendre en compte ces risques sanitaires dans la gestion des incendies et la prévention des expositions aux fumées, surtout dans un contexte de multiplication des feux liée au changement climatique.



