La Direction générale de la santé (DGS) tire la sonnette d'alarme face à une augmentation préoccupante des intoxications aux cannabinoïdes de synthèse en France. Ces substances, vendues frauduleusement comme du CBD légal, ont touché près de 500 personnes entre début 2025 et fin avril 2026. Les adolescents sont les principales victimes, représentant plus de 70 % des cas, et au moins deux décès ont été enregistrés.
Une alerte aux professionnels de santé
Dans un message adressé à l'ensemble des soignants, la DGS met en garde contre cette hausse inquiétante. Selon BFM, près de 500 cas d'intoxication ont été recensés sur la période. Les victimes sont majoritairement des garçons âgés de 13 à 18 ans. Dans 70 % des cas, les conséquences ont été jugées graves.
Des effets dévastateurs
Les symptômes observés incluent des convulsions répétées, des hallucinations, des attaques de panique, des troubles cardiaques, des comas et des idées suicidaires. La dangerosité de ces produits réside dans leur apparence trompeuse : ils sont souvent commercialisés sous forme de e-liquides inodores et incolores ou présentés comme du CBD. Les consommateurs ignorent généralement leur composition réelle et les doses absorbées.
Ces cannabinoïdes de synthèse sont bien plus puissants que le cannabis classique. Leur composition varie fortement d'un produit à l'autre, rendant leurs effets particulièrement imprévisibles. Les autorités soulignent que des conséquences dramatiques peuvent survenir en quelques minutes seulement.
Des produits qui circulent dans les établissements scolaires
La DGS appelle à une vigilance renforcée, notamment dans les écoles où certains produits circulent sous des noms comme "PTC" ("Pète ton crâne"), "Buddha Blue", "Spleen" ou "K2". Face à cette progression préoccupante, les autorités rappellent l'importance d'informer les jeunes, leurs familles et les professionnels confrontés à ce phénomène en pleine expansion.
Cette alerte vise à prévenir de nouvelles intoxications et à sensibiliser sur les risques de ces substances dangereuses, souvent perçues à tort comme inoffensives.



