L'endométriose a « gâché » la vie d'Énora Malagré « pendant 10 ans ». L'ancienne chroniqueuse de TPMP, qui a choisi de rendre publique cette maladie, a confié à Elsa Wolinski dans son podcast Futur après-vente qu'elle en veut « un peu à la vie, mais pas tout le temps » de lui avoir « collé » cette maladie « dans le cœur et dans l'âme ». Désormais, elle en a fait son combat pour aider les autres, notamment à travers un documentaire réalisé pour France Télévisions qui évoque le douloureux deuil de la parentalité qu'elle a dû faire.
Un combat pour combler un vide
« Est-ce que je ne me suis pas forcée à faire tout ça pour combler un vide que j'ai mis longtemps à combler », se demande-t-elle, elle qui estime aujourd'hui « aller mieux ». « Si j'avais eu cet enfant tant désiré, si je n'avais pas eu cette maladie, est-ce que j'aurais fait tout ça ? Je ne crois pas. […] J'aide les autres, j'espère en tout cas, mais si c'était à refaire en tout cas, j'aurais bien aimé ne pas être malade et peut-être avoir un enfant », a-t-elle ajouté.
Une maladie qui touche 10 % des femmes
L'endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire et chronique qui touche 10 % des femmes en âge de procréer, selon Ameli. Elle se caractérise par la présence, hors de la cavité utérine, de tissu semblable à celui de la muqueuse de l'utérus (appelée endomètre) et peut entraîner des difficultés pour avoir des enfants. D'autres célébrités, comme Lorie Pester ou Laëtitia Milot, qui ont réussi à avoir un enfant malgré la maladie, ont participé ces dernières années à sensibiliser le public à l'endométriose.
Un documentaire pour briser le silence
Le documentaire réalisé par Énora Malagré pour France Télévisions s'inscrit dans cette démarche de sensibilisation. En partageant son expérience personnelle, elle espère aider d'autres femmes confrontées à cette maladie et à ses conséquences, notamment sur la fertilité. Son témoignage s'ajoute à ceux d'autres personnalités publiques qui ont contribué à faire sortir l'endométriose de l'ombre.