Deux étudiants condamnés pour harcèlement et propos antisémites
Étudiants condamnés pour harcèlement antisémite

Harcèlement et propos antisémites : deux étudiants condamnés

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict ce vendredi 5 juin 2026 dans une affaire de harcèlement et d'injures antisémites qui a secoué le milieu universitaire. Deux étudiants, âgés de 22 et 23 ans, ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir harcelé et tenu des propos antisémites envers une camarade de promotion.

Les faits reprochés

Les faits se sont déroulés entre septembre 2024 et janvier 2025 au sein d'une grande école parisienne. La victime, une étudiante juive de 21 ans, a été la cible de moqueries, d'insultes et de menaces répétées de la part de ses deux camarades. Les prévenus ont notamment créé un groupe de discussion sur une messagerie instantanée où ils diffusaient des images antisémites et des commentaires haineux. Ils ont également proféré des insultes à caractère antisémite en présence d'autres étudiants.

L'enquête, ouverte après le dépôt de plainte de la victime en janvier 2025, a permis d'identifier les deux mis en cause grâce aux échanges numériques et aux témoignages d'autres élèves. Les investigations ont mis en lumière un climat de harcèlement moral et d'hostilité envers la jeune femme, qui a dû suivre une thérapie psychologique pour surmonter ce traumatisme.

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Les peines prononcées

Le tribunal a condamné le premier étudiant à 18 mois de prison avec sursis, assortis d'une mise à l'épreuve de deux ans, d'une obligation de soins et d'une interdiction d'entrer en contact avec la victime. Le second a écopé de 12 mois de prison avec sursis, avec les mêmes obligations. Tous deux devront également verser des dommages et intérêts à la victime, pour un montant total de 10 000 euros.

Le procureur avait requis des peines plus lourdes, estimant que les propos tenus étaient « d'une gravité extrême » et qu'ils avaient « profondément affecté » la victime. Les avocats de la défense ont plaidé la jeunesse et l'absence d'antécédents judiciaires de leurs clients, tout en reconnaissant la gravité des faits.

Une décision saluée par les associations

Plusieurs associations de lutte contre l'antisémitisme et le harcèlement ont salué cette décision. Pour le président de l'Union des étudiants juifs de France, ce verdict « envoie un signal fort : l'antisémitisme n'a pas sa place dans nos universités ». De son côté, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme a rappelé que « la tolérance zéro doit s'appliquer dans tous les établissements d'enseignement supérieur ».

L'avocate de la victime s'est dite satisfaite de la décision, soulignant que sa cliente « a eu le courage de parler et de porter plainte, et que la justice a reconnu son calvaire ». La jeune femme, qui a souhaité rester anonyme, a confié espérer que cette affaire « servira d'exemple et dissuadera d'autres étudiants de commettre de tels actes ».

Un contexte de hausse des actes antisémites

Cette affaire intervient dans un contexte de recrudescence des actes antisémites en France. Selon le dernier rapport du Service de protection de la communauté juive, les incidents antisémites ont augmenté de 30% en 2025 par rapport à l'année précédente. Les milieux universitaires sont particulièrement concernés, avec une hausse des signalements de propos et comportements antisémites dans les campus.

Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé le renforcement des mesures de prévention et de sanction dans les universités, notamment la mise en place de cellules d'écoute et de signalement. Plusieurs établissements ont également organisé des formations obligatoires pour les étudiants et les personnels sur la lutte contre les discriminations.

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