Près de la moitié des médicaments en libre-service vendus en France seraient « peu efficaces », et certains pourraient même présenter un danger pour la santé. C'est ce que révèle une enquête menée par le magazine 60 Millions de consommateurs, publiée le 17 septembre 2026. Sur les 90 médicaments analysés, 44 % ont été jugés peu efficaces, et 35 présentent une balance bénéfices/risques défavorable, notamment certains traitements contre les maux de gorge ou le rhume.
Une analyse approfondie de 90 médicaments en accès libre
L'étude a porté sur plus de 100 médicaments, compléments alimentaires et dispositifs médicaux, mais les experts ont particulièrement détaillé 90 médicaments en libre-service. Ingrédients, dosages, emballages et notices : tout a été passé au crible. Les résultats montrent que moins de deux médicaments sur dix ont été jugés efficaces. Pour ces derniers, les effets secondaires restent limités par rapport aux bénéfices, et les informations sur l'emballage et les notices sont claires.
À l'inverse, 44 % des produits analysés semblent « peu efficaces ». S'ils sont sans danger tant que les consignes sont respectées, certains fonctionnent surtout par effet placebo, selon les spécialistes interrogés par le magazine.
Des risques identifiés pour certains traitements courants
Parmi les 90 médicaments référencés, 35 présentent une balance bénéfices/risques défavorable. Les experts pointent notamment certains traitements contre les maux de gorge ou contre le rhume. Ces produits peuvent provoquer des réactions allergiques, des troubles digestifs, des problèmes de déglutition, voire des convulsions. D'autres sont tout simplement inefficaces, dépassent les limites en matière de dosage, contiennent des ingrédients inadaptés ou présentent des précautions d'emploi « incomplètes ou erronées ».
Des noms familiers comme Doliprane, Strepsils, Apaisyl ou Cocculine figurent parmi les produits concernés par cette analyse. Le magazine alerte sur le fait que la vente libre ne signifie pas qu'un médicament sera efficace ou sans danger.
L'avis d'un professionnel de santé reste essentiel
L'enquête rappelle qu'« un produit de santé est rarement anodin », quelle que soit sa composition. L'avis d'un professionnel de santé reste donc essentiel avant toute automédication. Les consommateurs peuvent retrouver le détail des produits épinglés par 60 Millions de consommateurs sur le site du magazine.



