Le quartier des Près Saint-Jean, à Alès, est sous le choc après une nouvelle fusillade survenue mercredi soir. Un jeune homme de 18 ans, originaire de Montpellier, a été mortellement touché par des projectiles de calibre 12. Il s'agit de la troisième fusillade en quelques jours dans ce secteur. Les habitants, entre colère et fatalisme, déplorent l'absence du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, pourtant en déplacement dans le Gard. "On n'est peut-être pas assez bien pour lui. De toute façon tout le monde s'en fout de nous", témoignent plusieurs riverains.
Une enquête qui progresse rapidement
L'enquête, supervisée par le pôle criminel de Nîmes, a été ouverte pour meurtre aggravé en bande organisée. Selon des sources proches du dossier, ce drame serait lié à la guerre de territoire que se livrent les narcotrafiquants. Juste après les tirs, des témoins ont désigné une Alfa Roméo blanche avec trois hommes à bord. Grâce au réseau de caméras de la ville, les enquêteurs ont rapidement obtenu une plaque d'immatriculation. Les gendarmes, lourdement armés, ont bouclé les abords de la ville et multiplié les contrôles routiers. Dans la soirée, le véhicule a été retrouvé calciné dans un secteur isolé près du rond-point du pôle mécanique, à Saint-Martin-de-Valgalgues.
Interpellations et recherches
À proximité de l'épave, les policiers ont interpellé un homme et une femme. Les déclarations de la femme ont intrigué les agents : elle aurait été sollicitée pour venir récupérer les occupants de la voiture détruite. Aucune arme n'a été retrouvée sur place. Les deux suspects ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Division de la criminalité organisée et spécialisée de Nîmes. Les recherches se sont poursuivies une partie de la nuit, avec l'appui d'un hélicoptère de la gendarmerie dans le secteur de Saint-Martin-de-Valgalgues et le nord de l'agglomération. Les investigations se poursuivent pour identifier et interpeller les autres fugitifs.



