Menacé au couteau, il tire au fusil : le différend entre cousins jugé à Cannes
Menacé au couteau, il tire au fusil : le différend jugé à Cannes

Un repas de fête tourne au drame à Cannes

Le repas de l'Aïd, célébré le 27 mai 2026 dans un squat de l'avenue des Buissons-Ardents à Cannes, a viré au cauchemar. Quatre personnes étaient réunies autour d'un barbecue, dont Taoufik Ben S., 65 ans, artisan maçon de nationalité tunisienne, qui occupait les lieux en tant que locataire officiel. L'ambiance festive a rapidement dégénéré lorsqu'un différend a éclaté entre Taoufik et un cousin de 34 ans, décrit comme turbulent et désœuvré.

Une dispute pour une dette d'argent

Le ton est monté au sujet d'une dette d'argent. Selon Taoufik, son cousin l'a menacé avec un couteau en criant : « Je vais t'égorger ». Pris de panique, le maçon a tenté de se réfugier dans une chambre, poursuivi par son agresseur alcoolisé. C'est alors qu'un coup de feu a retenti : Taoufik, qui possède trois armes et un permis de chasse, a fait feu avec un fusil de calibre 12, atteignant son cousin aux genoux. Il affirme avoir tiré vers le sol, mais la grenaille a ricoché.

L'intervention des forces de l'ordre

La victime, blessée, est allée se présenter à un fourgon de CRS stationné à proximité. Les forces de l'ordre ont alors déployé des moyens importants, formant une colonne d'assaut pour interpeller le tireur, qui se prévalait de la légitime défense. Présenté en comparution immédiate le vendredi 29 mai 2026, Taoufik a réfuté les affirmations de la victime selon lesquelles il aurait fait feu à deux reprises, « même à travers la porte ».

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Une requalification des faits

Le procureur a souligné la gravité de l'affaire, initialement qualifiée de tentative d'homicide, mais requalifiée en violences avec usage d'une arme. Il a rappelé que les blessures étaient conséquentes et a requis un an de prison avec mandat de dépôt, notant l'absence de la victime à l'audience. La défense, assurée par Me Karine Merasli, a plaidé en faveur de son client : « C'est une personne gentille qui rend service. En France depuis 1978, il est parfaitement inséré et en situation régulière. »

La condamnation

À l'issue du procès, Taoufik Ben S. a été condamné à 12 mois de prison, dont 6 avec sursis probatoire, avec mandat de dépôt. Cette affaire met en lumière les tensions familiales qui peuvent dégénérer en violence armée, même lors de célébrations. Le tribunal a estimé que la réaction du maçon, bien que provoquée par une menace, n'était pas proportionnée.

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