Fin de vie : désaccord entre députés et sénateurs, adoption finale le 15 juillet
Fin de vie : adoption définitive prévue le 15 juillet

Fin de vie : la commission mixte paritaire échoue à trouver un accord

La commission mixte paritaire (CMP) chargée de trouver un compromis entre les députés et les sénateurs sur le projet de loi relatif à la fin de vie n'est pas parvenue à un accord, jeudi 2 juin. Les divergences persistent sur plusieurs points clés, notamment l'aide active à mourir et les conditions d'accès aux soins palliatifs.

Les députés, majoritairement favorables à une ouverture du droit à l'aide active à mourir, se sont heurtés à l'opposition des sénateurs, qui souhaitent limiter cette disposition. Les discussions, qui ont duré plus de six heures, n'ont pas permis de rapprocher les positions.

Un nouveau vote prévu le 15 juillet

Face à cette impasse, le gouvernement a annoncé que le texte serait soumis à un nouveau vote à l'Assemblée nationale le 15 juillet. Cette adoption définitive devrait permettre de clore le débat parlementaire, après plus d'un an de navette entre les deux chambres.

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Le ministre de la Santé a exprimé sa déception, mais a souligné que le gouvernement restait déterminé à faire aboutir cette réforme. "Nous devons offrir une réponse humaine et digne aux personnes en fin de vie", a-t-il déclaré.

Les points de désaccord

Les principaux points de désaccord portent sur :

  • Les conditions d'accès à l'aide active à mourir : les députés proposent un accès pour les personnes atteintes d'une maladie incurable en phase terminale, tandis que les sénateurs veulent y ajouter un critère de pronostic vital engagé à court terme.
  • Le développement des soins palliatifs : les sénateurs insistent sur un renforcement des soins palliatifs avant toute ouverture à l'aide active à mourir, ce que les députés jugent insuffisant.
  • La clause de conscience : les sénateurs souhaitent élargir la clause de conscience pour les médecins, une mesure que les députés estiment trop restrictive.

Les associations de patients et de soignants ont réagi avec déception à l'échec de la CMP. Plusieurs d'entre elles appellent à une mobilisation citoyenne avant le vote du 15 juillet.

Le débat sur la fin de vie divise profondément la société française. Selon un récent sondage, 70 % des Français se disent favorables à une légalisation de l'aide active à mourir, mais les opposants, souvent issus de milieux religieux ou conservateurs, restent très actifs.

La date du 15 juillet s'annonce cruciale pour l'avenir de ce texte. Si l'Assemblée nationale l'adopte en l'état, il deviendra loi. Dans le cas contraire, le processus pourrait être renvoyé à une nouvelle lecture, voire abandonné.

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