Le tribunal de Grasse a jugé ce vendredi 5 juin 2026 un jeune homme de 25 ans, auteur d'une course folle dans les rues de Cannes dans la nuit du 13 au 14 mars 2023. Pendant six minutes, le conducteur a grillé des feux rouges, pris des sens interdits, forcé des barrages policiers et renversé un agent, avant d'être intercepté par la BAC. Les analyses n'ont révélé ni alcool ni drogue, mais le prévenu souffre de schizophrénie et était en pleine bouffée délirante au moment des faits.
Des faits d'une extrême gravité
La présidente Laurie Duca a rappelé que le conducteur avait atteint 105 km/h sur la Croisette et avait un comportement digne du jeu vidéo GTA. Les policiers municipaux, victimes, ont témoigné des séquelles physiques et psychologiques, et de leurs difficultés à exercer leur métier depuis. La procureure Katarzyna Urbanska a requis 5 ans d'emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique et quatre ans avec sursis probatoire renforcé, assorti d'une obligation de soins.
Une peine entre protection et réinsertion
La défense, par la voix de maître Mouna Jemali, a souligné le comportement exemplaire du prévenu depuis les faits, très encadré par sa famille. Elle a interrogé le tribunal sur la meilleure façon de gérer la maladie mentale. Maître Emilie Farrugia, représentant les forces de l'ordre, a rappelé que les fonctionnaires n'ont pas été épargnés par la folie du conducteur. Le délibéré sera rendu début juillet.



