La cour d'appel d'Aix-en-Provence a relaxé, vendredi 5 juin, l'ex-footballeur international Wissam Ben Yedder des accusations de violences psychologiques envers son épouse, dans le cadre d'une procédure de divorce compliquée. Cette décision intervient alors que le joueur reste sous le coup d'autres poursuites pour des violences sexuelles présumées.
Un parcours judiciaire mouvementé
Wissam Ben Yedder, ancien attaquant des Bleus et de l'AS Monaco, avait été condamné en première instance à Nice en septembre à 90 000 euros d'amende pour ces faits. Le couple, marié fin 2021 et séparé en mai 2023, était en conflit. L'épouse avait dénoncé un comportement irrespectueux, froid, agressif et humiliant, ainsi que des propos et gestes menaçants.
En appel, la défense a plaidé que ces faits relevaient du juge aux affaires familiales et non d'une procédure pénale. Le joueur a expliqué s'être senti trahi par son agent et son gestionnaire de fortune, soupçonnant son épouse de collusion avec eux. Après la relaxe, M. Ben Yedder a salué sur les réseaux sociaux une décision qui rend justice selon lui.
D'autres affaires en cours
En février, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait annulé le renvoi du joueur et de son frère Sabri devant la cour criminelle pour viol, faute de charges suffisantes, à la suite d'accusations de deux jeunes femmes rencontrées lors d'une soirée en été 2023. Par ailleurs, M. Ben Yedder a saisi la même cour après sa condamnation à l'automne 2024 à deux ans de prison avec sursis pour des violences sexuelles sur une jeune femme lors d'une nuit alcoolisée en septembre 2024.
Le joueur, qui a tenté de relancer sa carrière en Iran, puis en Turquie, est actuellement sous contrat jusqu'à fin juin au Wydad de Casablanca, en première division marocaine. Ses démêlés judiciaires ont largement occupé le devant de la scène médiatique ces dernières années.



