Un avocat espagnol fait l'objet d'une enquête en Galice après avoir soumis un recours rédigé par une intelligence artificielle contenant 24 fausses citations juridiques. Le tribunal supérieur a rejeté la demande de son client le 26 mai, dénonçant un manque de diligence flagrant du juriste.
Des décisions de justice fictives
L'affaire concerne un salarié qui souhaitait faire reconnaître son cancer du poumon comme maladie professionnelle. Selon El Mundo, les magistrats du tribunal supérieur de Galice ont découvert un nombre inhabituel d'erreurs dans l'argumentation juridique présentée par son avocat. Le recours contenait près de 24 citations jurisprudentielles erronées : certaines renvoyaient à des décisions inexistantes, d'autres à des affaires sans lien, tandis que plusieurs références étaient purement inventées. La structure du document a suggéré l'utilisation d'une intelligence artificielle générative sans vérification approfondie.
Un manque de diligence flagrant
Pour le tribunal, il ne s'agit pas d'une simple erreur de rédaction. Les juges évoquent un manque de diligence flagrant de la part de l'avocat, soulignant que l'accumulation d'incohérences ne peut être considérée comme un simple lapsus ou une erreur mineure. Une enquête distincte a été ouverte pour déterminer les éventuelles responsabilités disciplinaires ou professionnelles du juriste.
Cette affaire met en lumière les risques de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le domaine juridique sans contrôle humain rigoureux. Elle intervient dans un contexte où plusieurs cas similaires ont été signalés, notamment aux États-Unis, où des avocats ont présenté des documents générés par l'IA contenant des citations fictives.



