Violences conjugales à Alès : 20 mois ferme pour un Cévenol
Violences conjugales : 20 mois ferme à Alès

Un homme de 27 ans, originaire des Cévennes, a été condamné à 20 mois de prison ferme, jeudi 13 août, par le tribunal correctionnel d'Alès. Il était poursuivi pour de nouvelles violences conjugales commises le 11 août à Saint-André-de-Majencoules, sur la même femme qu'il avait déjà violentée en novembre 2024. Il a été incarcéré à l'issue de l'audience.

Une récidive malgré une interdiction de contact

Le prévenu était jugé en comparution immédiate après avoir été interpellé pour des faits survenus le 11 août. Ce soir-là, lors d'une altercation liée à une éventuelle tromperie, il a giflé sa victime et cassé son téléphone après y avoir découvert des conversations avec d'autres hommes. Il était pourtant sous le coup d'une interdiction d'entrer en contact avec elle, suite à sa condamnation de novembre 2024 à 8 mois de prison pour des violences conjugales.

À l'audience, le mis en cause a reconnu les faits, mais a précisé que les deux ne s'étaient pas croisés par hasard, puisqu'ils passaient la soirée ensemble. Il a ajouté : "On s'est toujours passé le téléphone." Une justification que la présidente de l'audience, Élodie Thebaud, a immédiatement écartée : "Fouiller le téléphone, ce n'est pas normal."

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Des réquisitions sévères du parquet

La substitut du procureur de la République, Sandrine Fabre, a souligné la réitération des faits et le danger que représente le prévenu : "À un moment donné, vous pouvez la tuer. C'est ça l'enjeu, Monsieur. Aimer, ce n'est pas ça ; posséder, c'est ça !" Elle a requis une peine d'un an de prison, "sans aménagement de peine".

La défense, représentée par Me Sophie Bonnaud, a plaidé pour un aménagement de peine. Elle a indiqué que son client "a clairement accusé le coup" en apprenant la mise à exécution des huit mois de prison, et que "Madame est ambivalente". Elle a demandé aux juges de ne pas fermer "la porte à un aménagement", car "huit mois, c'est déjà long…", et a assuré que son client "n'a pas de fausse posture et il va assumer".

Une peine de 20 mois ferme et une interdiction de contact

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et a condamné le prévenu à une peine totale de 20 mois de prison, avec mandat de dépôt. Il a également prononcé une interdiction de contact avec la victime pour une durée de trois ans. L'homme a été incarcéré à l'issue de l'audience.

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