Un SDF condamné à 14 mois de prison pour outrages et menaces
SDF condamné pour outrages et menaces sur policiers

Faits et interpellation

Le 14 mai, vers une heure du matin, un voisin de la maison d'arrêt de Bayonne observe un manège suspect. Quatre individus s'affairent près du mur de la prison ; l'un d'eux s'apprête à lancer un colis à l'aide d'un fil de pêche. Le témoin alerte la police, qui interpelle rapidement le plus mince du groupe, un homme de 27 ans originaire de Melun, en région parisienne. Sans domicile fixe, il est placé en garde à vue.

Comportement violent au commissariat

Une fois au commissariat, le prévenu se montre agressif. Il profère des menaces de mort et des insultes à l'encontre des quatre policiers présents. Il traite notamment une jeune adjudante de "grosse pute" et, lorsqu'un agent lui propose un repas, il reçoit en retour une barquette d'urine. Durant sa garde à vue, il cumule neuf qualifications pénales, incluant outrages, menaces et détention de cannabis.

Audience au tribunal

Le 18 mai, le SDF comparait devant le tribunal, le bras en écharpe mais visiblement détendu. Interrogé sur les outrages, il déclare : "Je l'ai dit, mais je ne le pensais pas." Quant à l'insulte envers l'adjudante, il assume : "Je l'ai traitée de grosse pute, oui, mais le viol, ça non, ce n'est pas moi."

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Réquisitoire du procureur

La substitute du procureur, Amandine Boyer, souligne la personnalité impulsive du prévenu : "Il a développé une allergie à l'uniforme, coups et agressivité verbale sont son mode d'expression." Elle rappelle que depuis 2021, il cumule les condamnations pour des faits similaires : stupéfiants, menaces de mort, apologie du terrorisme. Elle requiert 8 mois de prison ferme avec maintien en détention et la révocation d'un sursis probatoire.

Plaidoyer de la défense

L'avocat du SDF distingue deux volets : les stupéfiants et les insultes. Il conteste l'interpellation, soulignant que le témoin a décrit son client comme le plus mince, confusion possible avec une femme. De plus, le colis n'a jamais été retrouvé, ce qui jette un doute sur la nature des produits. Faute de preuves, il demande la relaxe pour les stupéfiants. Pour les outrages, il présente les excuses de son client.

Verdict

Le tribunal suit les réquisitions : le prévenu est condamné à 8 mois de prison ferme, auxquels s'ajoutent 6 mois de révocation de sursis probatoire, soit 14 mois d'incarcération immédiate. Il devra également verser 3 400 euros de dommages et intérêts aux quatre policiers victimes.

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