Le plan secret de l'amiral Brad Cooper pour intensifier la guerre contre l'Iran
Brad Cooper : le plan secret pour intensifier la guerre Iran

L'amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central américain (CENTCOM), émerge de l'ombre des conseillers militaires de Donald Trump. La presse a révélé son rôle clé dans la planification de l'escalade contre l'Iran. Alors que Washington a lancé une première riposte après une attaque de missiles iraniens mardi, Trump pourrait approuver le plan de Cooper : dix à quatorze jours de frappes aériennes intensives visant à paralyser les capacités balistiques iraniennes. Selon le Wall Street Journal, cette option dépasse les simples représailles, qui n'ont pas dissuadé Téhéran de menacer les navires dans le détroit d'Ormuz ou de tirer contre les forces américaines.

Un plan pour frapper fort

Brad Cooper défend une stratégie de rupture : "En frappant très fort", l'objectif est d'accroître l'intensité du conflit pour affaiblir l'Iran et réduire l'usage des munitions défensives américaines. Mais le général Dan Caine, président de l'état-major interarmées, se montre dubitatif. Il souligne la diminution des stocks d'intercepteurs de défense aérienne, essentiels pour protéger les bases américaines et alliées. Selon lui, ces faibles réserves n'empêcheraient pas des opérations majeures, mais augmenteraient les risques.

Un officier expérimenté

Brad Cooper n'est pas un amateur. Ce commandant quatre étoiles, l'un des plus décorés, a participé à la guerre du Golfe (1991), à trois missions antidrogue en Amérique du Sud, à un déploiement en mer d'Arabie après le 11-Septembre, et aux opérations en Afghanistan. Il a servi en Afrique, dans le Pacifique et au Pentagone comme chef des affaires législatives de la Marine. En 2021, il a pris la tête des forces navales américaines au Moyen-Orient, basé à Bahreïn, à 240 km des côtes iraniennes. Cette proximité lui a permis d'observer directement les stratégies et menaces iraniennes.

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Un leader réfléchi sous pression

Ses collègues le décrivent comme posé et déterminé. Le général à la retraite Frank McKenzie, ancien chef du CENTCOM, a déclaré au Wall Street Journal en mars : "Quand Brad Cooper vous appelle au milieu de la nuit avec un problème, il y aura réfléchi et aura une solution." Le capitaine de vaisseau à la retraite Michael Brasseur, qui dirigeait une unité robotique sous ses ordres, ajoute : "Il ne montre aucun signe de pression. Il s’épanouit presque sous la pression."

Un bilan contrasté

Brad Cooper se félicite de son bilan. En mars, il a détaillé les résultats de l'opération "Epic Fury" : plus de 5 500 cibles frappées, plus de 60 navires iraniens coulés, et les programmes de missiles balistiques et drones iraniens lourdement endommagés. "La puissance de combat américaine se renforce. La puissance de combat iranienne diminue", avait-il déclaré. Cependant, près de cinq mois plus tard, les résultats sont contrastés. Des conseillers de Trump exhortent à une sortie rapide, la flambée des prix du pétrole et les craintes d'un impact sur les élections de mi-mandat se faisant sentir.

Des désaccords en coulisses

Brad Cooper souffre d'un handicap bureaucratique : il n'a pas l'accès privilégié au Bureau Ovale dont bénéficie le général Caine. La quasi-totalité des comptes rendus à Trump sont présentés par Caine, et Cooper n'a informé le président qu'à quelques reprises. Le Pentagone joue l'unité : Sean Parnell, porte-parole, a affirmé que Cooper et Caine sont "parfaitement alignés et unis quant à leur mission, leur stratégie et leur détermination". Reste à savoir si ces désaccords ne mineront pas le succès militaire espéré par Trump.

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