Orléans : doctorant iranien condamné à 18 mois de prison pour apologie du terrorisme
Orléans : doctorant iranien condamné pour apologie terroriste

Un doctorant iranien condamné à Orléans pour apologie du terrorisme

Le tribunal correctionnel d'Orléans a condamné, ce mardi 2 juin 2026, un doctorant iranien de 30 ans à une peine de 18 mois de prison ferme pour apologie du terrorisme. L'étudiant, inscrit à l'université d'Orléans, était poursuivi pour avoir publié sur le réseau social Telegram des messages faisant l'éloge d'actes terroristes et incitant à la violence.

Des publications radicales sur Telegram

Les faits remontent à plusieurs mois. Le jeune homme, qui résidait en France depuis 2022, aurait diffusé sur des groupes Telegram des contenus glorifiant des attentats perpétrés par des organisations jihadistes. Selon les enquêteurs, il aurait également partagé des vidéos de propagande et des écrits appelant à la lutte armée. Les messages, rédigés en persan et en français, ont été repérés par la plateforme Pharos, qui a alerté les autorités.

Interpellé en février 2026 à son domicile orléanais, le doctorant a été placé en détention provisoire. Lors de son procès, il a reconnu les faits tout en minimisant leur portée, affirmant qu'il s'agissait de réactions émotionnelles à la situation politique en Iran. Le tribunal n'a pas retenu cette explication, estimant que ses publications constituaient une apologie claire d'actes terroristes.

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Une peine alourdie par le contexte

Le procureur avait requis 2 ans de prison ferme, soulignant la gravité des propos tenus et le risque de radicalisation. Les juges ont suivi partiellement cette réquisition, en prononçant 18 mois de prison ferme, auxquels s'ajoute une interdiction définitive du territoire français. Cette décision vise à protéger l'ordre public et à dissuader toute forme de propagande terroriste sur le sol national.

L'avocat de la défense a annoncé son intention de faire appel, plaidant la jeunesse de son client et son absence d'antécédents judiciaires. Il a également souligné que les publications n'avaient pas conduit à des actes violents concrets. Cependant, pour le tribunal, la simple diffusion de tels contenus suffit à caractériser l'infraction d'apologie du terrorisme, passible de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.

Un signal fort contre la propagande en ligne

Cette condamnation intervient dans un contexte de lutte renforcée contre le terrorisme et la radicalisation en ligne. Les autorités françaises multiplient les actions pour surveiller les réseaux sociaux et réprimer les discours de haine. L'affaire d'Orléans illustre la détermination de la justice à sanctionner toute forme de soutien au terrorisme, même émanant d'étudiants étrangers.

Le doctorant iranien devra purger sa peine en France avant d'être expulsé vers son pays d'origine. Cette décision a suscité des réactions contrastées : certains saluent la fermeté du tribunal, tandis que des associations de défense des droits de l'homme s'inquiètent d'une possible instrumentalisation politique. En tout état de cause, ce jugement marque un tournant dans la lutte contre l'apologie du terrorisme au sein des universités françaises.

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