Interdiction de manifester à Nîmes : la colère gronde
Nîmes : tollé après l'interdiction de la manifestation

L'annonce de l'interdiction de la manifestation du 24 octobre à Nîmes, initialement prévue en cœur de ville, a provoqué un tollé chez de nombreux Nîmois. Deux d'entre eux, Victor, lycéen, et Marion Laval, cosecrétaire départementale du Snes-FSU 30, expriment leur colère et leur incompréhension face à cette décision préfectorale.

Une décision vécue comme une provocation

« C'est dégueulasse, je suis très choqué », lâche Victor, membre des jeunes communistes du Gard, à l'origine de la déclaration de la manifestation. Le lycéen, qui était prêt à défiler, a appris vendredi soir l'interdiction pure et simple de la mobilisation. « C'est incompréhensible. La manifestation de samedi dernier avait rassemblé 3 000 personnes dans un cortège structuré et pacifique. Il en aurait été de même demain », ajoute-t-il.

La manifestation avait d'abord été autorisée jeudi soir sur un tracé restreint par la préfecture, avant d'être annulée quelques heures plus tard. La préfecture invoque l'absence de service d'ordre du côté des organisateurs. Victor rétorque que « la semaine dernière, aucun débordement n'a été constaté dans le cortège durant sa déambulation dans la ville », tout en reconnaissant les débordements provoqués par des casseurs après la manifestation.

La crainte de violences et une « décision inadmissible »

Le jeune homme redoute désormais une multiplication des violences samedi. « Je pense que cette interdiction radicale et brutale de la manifestation provoque une vraie colère. Une colère de plus, qui s'ajoute à ce silence assourdissant des décideurs face aux revendications du peuple », confie-t-il.

Marion Laval, cosecrétaire départementale du Snes-FSU 30, qualifie le choix préfectoral de « décision inadmissible ». « Samedi dernier, les syndicats étaient là avec leur service d'ordre durant une manifestation qui s'était déroulée sans aucun incident majeur. Il en aurait été de même demain ! » assure la représentante syndicale, dénonçant une nouvelle « pression » sur les syndicats.

Un « triste dilemme » pour les manifestants

« Devons-nous vraiment devenir cette