Le 6 septembre 2026, vers 19 h 30, un homme de 28 ans, en état d'ivresse avancée, a semé le trouble à l'arrêt de bus « Albert 1er – Jardin des plantes », rue Auguste Broussonnet à Montpellier. Il a d'abord aspergé des enfants de déodorant, provoquant l'intervention de leur mère. Celle-ci lui a demandé d'arrêter, ce qui lui a valu des menaces de mort. La situation a rapidement dégénéré, et l'homme s'en est pris à plusieurs autres personnes avant d'être interpellé par la police.
Une escalade de violences gratuites
Selon plusieurs témoins, l'agresseur a d'abord visé des enfants avec un déodorant, un acte qui a immédiatement alerté leur mère. Après l'avoir menacée de mort, il s'en est pris à une femme de 24 ans qui lui demandait de se calmer. Il lui a donné deux claques, puis, quelques instants plus tard, quatre ou cinq gifles et coups de poing. Il a ensuite frappé un homme de 29 ans à la mâchoire, alors que ce dernier se trouvait avec sa compagne. Les victimes ont trouvé refuge dans un bus pour échapper à l'agression.
Les policiers ont interpellé l'agresseur peu après les faits. Durant son transport vers le commissariat, il a proféré des insultes et des menaces de mort à leur encontre. Ce comportement s'ajoute à un casier judiciaire déjà chargé, avec sept mentions depuis 2021, principalement pour outrages, menaces et violences.
Un prévenu en récidive
L'homme, prénommé Ryan, comparaissait en récidive, ayant déjà été condamné en 2023 pour « violence aggravée par deux circonstances » et « menaces de mort ». Devant le tribunal correctionnel de Montpellier, il a déclaré : « J'étais alcoolisé deux jours de suite, je ne me souviens de rien. Je regrette. Je reconnais que j'ai pu être violent mais je ne tape pas les femmes, même alcoolisé. » Il a également expliqué avoir vécu à la rue après des problèmes familiaux, et avoir des problèmes psychiatriques, tout en exprimant le souhait de se réinsérer : « Toutes les structures m'ont fermé les portes. Je comptais mettre des cures en place. »
Son avocat a demandé une expertise psychiatrique, à laquelle la procureure s'est opposée. Cette dernière a souligné une « addiction à l'alcool » et une « personnalité intolérante à la frustration », estimant que le suivi en milieu ouvert n'était plus adapté. Elle a requis deux ans d'emprisonnement avec maintien en détention, ainsi qu'une interdiction de paraître dans l'Hérault et de détenir une arme pendant cinq ans.
Une condamnation à 18 mois ferme
L'avocat de Ryan a plaidé pour son client, le décrivant comme « un pauvre type » : « Il a été à la Ddass, à l'hôpital, en prison, à la rue, et ça ne s'est pas bien passé à chaque fois. C'est surtout quelqu'un qui est en grande difficulté. » Malgré ces arguments, le tribunal a reconnu Ryan coupable et l'a condamné à 18 mois d'emprisonnement avec maintien en détention. Il devra également verser 800 € à la victime qui s'est portée partie civile.



