Le Nîmes métropole jazz festival a débuté vendredi soir avec le concert gratuit de la chanteuse et bassiste américaine Nik West, devant environ 2000 personnes au temple de Diane. La musicienne, qui a travaillé avec Prince dans sa jeunesse, a livré un show à l'américaine marqué par l'esprit du Kid de Minneapolis.
Un hommage appuyé à Prince
Avant le concert, le directeur du festival Stéphane Kochoyan a fait une confidence : « Quand je programmais Jazz à Vienne, il y a quelques années, j'avais un rêve, c'était de faire venir Prince. Ça s'est joué à rien… et puis il est parti au ciel et ça n'a pas pu se faire. » L'esprit de Prince était pourtant bien présent, notamment à travers l'inévitable Kiss, repris avec délectation par Nik West et son groupe.
La bassiste, étincelante dans sa tenue « purple », était accompagnée d'une bande d'artistes groovy : le batteur Ricardo Danin, le claviériste Lorenzo Campese, capable de solos à la Herbie Hancock comme de clins d'œil à Chopin, la choriste Amber Sauer et le guitariste Simone Cesarini, aux solos très « princiens ».
Un programme riche pour les vingt ans
Le public a notamment apprécié une reprise musclée de Come Together des Beatles et un magnifique finish sur Proud Mary des Creedence Clearwater Revival. Les élus Denis Lanoy pour la Ville et Gaël Dupret pour l'Agglo ont procédé aux présentations enthousiastes avant le show.
Les vingt ans du Nîmes métropole jazz festival sont lancés à fond les ballons, avec ce premier concert gratuit qui a donné le ton d'une édition anniversaire placée sous le signe du groove et de la célébration.



