Casse du Louvre : deux suspects avouent et évoquent un commanditaire
Casse du Louvre : deux suspects avouent et évoquent un commanditaire

Près d'un an après le spectaculaire vol des joyaux de la Couronne au Louvre, deux des suspects arrêtés sont passés aux aveux et ont fait des révélations sur la présence d'un commanditaire présumé. Interrogés par les juges d'instruction, les deux hommes ont reconnu leur implication dans le cambriolage du plus grand musée du monde, survenu le 19 octobre 2025. Ce jour-là, un commando était entré dans la galerie d'Apollon à l'aide d'un camion-nacelle et y avait dérobé en plein jour huit joyaux de la Couronne de France, toujours introuvables, pour un butin estimé à 88 millions d'euros.

Des aveux sous la menace

En marge de ces aveux, les suspects révèlent avoir agi pour le compte d'un commanditaire, dont ils refusent de dévoiler l'identité par crainte de représailles. « J'ai une famille, j'ai des enfants. Si je parle, je suis mort », a livré l'un d'eux. Pour l'heure, les enquêteurs n'ont trouvé aucune preuve de l'existence de ce commanditaire présumé, dont les deux hommes affirment qu'il ne fait pas partie des personnes suspectées et arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Le butin toujours introuvable

Quant au butin dérobé, il demeure introuvable et le mystère reste entier. L'un des suspects affirme l'avoir remis au commanditaire dans un parking souterrain d'Aubervilliers, moins d'une heure après le vol. La présence d'un homme avec des bijoux dans les mains à cet endroit est bien confirmée par les images de vidéosurveillance, mais les enquêteurs prennent ces révélations avec prudence et poursuivent leurs investigations.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un musée sous le choc

Le cambriolage du Louvre avait soulevé une onde de choc mondiale et mis au jour d'importantes failles de sécurité dans le musée le plus visité au monde, qui accueille chaque année quelque 9 millions de visiteurs. Ce vol a aussi déclenché une crise à l'intérieur du Louvre, débouchant sur le remplacement de sa présidente Laurence des Cars par Christophe Leribault. Les questions de sûreté au Louvre ont été « reléguées au second plan » ces dernières années, avait dénoncé mi-mai une commission parlementaire sur la sécurisation des musées en France.

Des mesures de sécurité renforcées

Pour les bijoux qui n'ont pas été dérobés, « on va créer une salle sécurisée, une chambre forte, sans fenêtres, à un autre endroit du musée », a fait savoir le président du musée, Christophe Leribault. « Ce sont de très gros travaux à mener, mais il faut trouver l'endroit idéal. Et le financement ». Le vol a mis en lumière la nécessité de repenser la sécurité du musée, qui abrite des trésors inestimables.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale