Le conseil politique régional (CPR) des écologistes du Languedoc-Roussillon a voté le principe de la solidarité pour éponger la dette de campagne de Jean-Louis Roumégas, candidat malheureux aux municipales de Montpellier. Le candidat, tête de liste du Printemps montpelliérain, avait obtenu 4,72 % des voix le 15 mars dernier, en dessous de la barre fatidique des 5 % sous laquelle les frais de campagne ne sont pas remboursés. Il était arrivé en 8e position.
Un vote de solidarité à 74 %
Le CPR, réuni fin septembre, a choisi le principe de solidarité à 74 %. 26 % des 31 votants étaient opposés. Le CPR est composé de membres élus en congrès et de représentants des groupes locaux. Les écologistes LR verseront 35 000 € et le prêt initial de 30 000 € est transformé en don. Les instances fédérales complètent ce tour de table à hauteur de 30 000 €. Soit une somme de 95 000 € à laquelle il faut ajouter les dons des adhérents et sympathisants à hauteur de 2 510 €.
Une situation de double peine
« Ce remboursement sort de l’ordinaire, être sous la barre des 5 % est extrêmement rare, indique Béatrice Leccia, secrétaire régionale des écologistes. Mais un candidat ne peut pas se retrouver en situation de surendettement. C’est la double peine puisque sous les 5 %, les frais de propagande (affiches et bulletins) ne sont pas remboursés. »
Cette somme permettra à Jean-Louis Roumégas de rembourser l’emprunt effectué pour honorer la location de L’atelier, rue Saint-Guilhem, et de faire vivre la campagne pendant plusieurs mois. Et de tourner enfin la page de cette mauvaise séquence électorale.